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L'enquête sur le logement de Nicolas Sarkozy classée sans suite

L'enquête sur le logement de Nicolas Sarkozy classée sans suite

PARIS (Reuters) - Le parquet de Nanterre a classé sans suite l'enquête préliminaire de police sur les conditions d'achat par Nicolas Sarkozy d'un appartement en 1997 à un promoteur de Neuilly-sur-Seine avec lequel il traitait en tant que maire de la ville, apprend-on vendredi après du cabinet du procureur, Philippe Courroye.

Le magistrat estime qu'aucun délit n'a été révélé par l'enquête. Une plainte avait été déposée en avril par un particulier à Nanterre, Marc Salomone, qui avait été entendu par les policiers en juillet. Les faits avaient été révélés pendant la campagne présidentielle par Le Canard enchaîné.

"Le traitement de votre plainte n'a pas permis de caractériser l'existence d'infractions pénales et elle a fait l'objet d'un classement sans suite", écrit Philippe Courroye au plaignant dans une lettre datée de mardi dernier et rendue publique vendredi par son cabinet.

Nicolas Sarkozy a acheté un logement en 1997 au groupe Lasserre, un promoteur avec lequel il avait traité pour la municipalité qu'il dirigeait depuis 1983, pour aménager l'île de la Jatte, zone où le logement a été construit.

L'actuel chef de l'Etat, qui a aujourd'hui revendu ce logement, aurait bénéficié, à l'époque de l'achat, d'un rabais et de travaux pour un total de 300.000 euros, a assuré Le Canard enchaîné en publiant des documents, ce que Nicolas Sarkozy a nié dans des communiqués diffusés pendant la campagne.

L'hebdomadaire satirique a assuré par ailleurs que, quelques mois avant cette transaction, le même promoteur avait bénéficié d'un rabais de la mairie de Neuilly évalué à 775.000 euros, grâce à un étalement sur deux ans de l'achat des terrains où ont été bâtis trois immeubles de l'île de la Jatte, dont celui où se trouvait le logement acheté par Nicolas Sarkozy.

Concernant les travaux réalisés dans son logement, Nicolas Sarkozy a fourni à la presse une facture de 72.000 francs correspondant à la pose d'un escalier, mais selon Le Canard enchaîné une remise de 30.O00 francs a été consentie encore sur cette dernière. Aucune autre facture n'a été ensuite produite.

S'agissant du second volet de l'affaire, Nicolas Sarkozy a déclaré que le rabais s'expliquait par la baisse du marché, dont la réalité est mise en cause par les spécialistes de l'immobilier interrogés dans la presse.

La nomination en avril dernier comme procureur de Nanterre, de Philippe Courroye, jusqu'alors juge d'instruction anti-corruption réputé, avait suscité des critiques, ce magistrat ne cachant pas sa proximité avec Nicolas Sarkozy.


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©2018 Reuters

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