L'écosystème parisien profite des retombées de Messi au PSG

L'écosystème parisien profite des retombées de Messi au PSG
L'écosystème parisien profite des retombées de Messi au PSG
Crédit photo © Reuters

par Richard Lough

PARIS (Reuters) - Pour le photographe Olivier Sanchez, il n'y a qu'un seul sujet à couvrir en ce moment à Paris: la nouvelle vie de Lionel Messi.

Les journaux et magazines du monde entier demandent à son agence Crystal Pictures des photos du footballeur argentin, mais aussi de sa femme et de ses enfants depuis leur arrivée dans la capital il y a un mois.

"Aujourd'hui, il n'y a que lui", souligne le photographe. "Messi, tout le monde en veut ! Il est le roi, c'est tout."

Lorsque le FC Barcelone, le club qui a vu évoluer Messi depuis son adolescence, a annoncé en août qu'il n'avait pas les moyens de le garder, l'attaquant argentin, sacré six fois 'Ballon d'Or', a été approché par le Paris Saint-Germain (PSG).

Les médias ont rapporté que le club parisien avait accepté de lui verser 71 millions d'euros nets sur deux ans, avec des retombées économiques faramineuses pour le PSG, selon son président, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, qui a déclaré que les gens allaient être "choqués" par les revenus que Messi rapporterait au club.

Au-delà du club, l'arrivée de l'un des meilleurs footballeurs de l'histoire à Paris représente une manne financière pour les agences immobilières de luxe, les propriétaires de restaurants argentins et les concierges privés.

Susie Hollands, spécialisée dans l'immobilier haut de gamme, est ainsi partie à la recherche d'une propriété digne d'un homme classé par Forbes comme le deuxième sportif le mieux payé au monde en 2021.

La fondatrice de l'agence immobilière Vingt Paris, qui a déjà travaillé avec le PSG, connaît bien les exigences des joueurs.

"Typiquement, ils vont vouloir 1.000 mètres carrés - cela existe à peine dans le centre de Paris - et un parking pour leurs voitures," explique Susie Hollands.

Elle dit avoir trouvé dans le passé la perle rare pour un autre joueur du PSG, qui verse un loyer de 35.000 euros par mois. Un tel contrat rapporte à son agence entre 50.000 et 60.000 euros d'honoraires.

"Nous jetons un coup d'oeil pour voir si nous pouvons trouver quelque chose. Mais soit vous l'avez, soit vous ne l'avez pas," observe Susie Hollands, ajoutant qu'elle fait partie d'un groupe restreint d'agents avec lesquels le club travaille.

Après le rachat du PSG par l'émir du Qatar en 2011, la société de conciergerie d'Yves Abitbol, MyConcierge, a recherché pendant plusieurs années des logements et des employés de maison pour les joueurs, s'occupant également de leurs formalités bancaires et d'assurances.

Depuis lors, le PSG gère en interne ce type de formalités. En revanche, une autre activité d'Yves Abitbol - une agence de voyage haut de gamme - bénéficie pleinement de l'arrivée de Messi.

"On a des collègues à travers le monde qui nous demandent trois jours à Paris avec des places au stade pour voir Messi", a expliqué Yves Abitbol.

La forte demande pour voir Messi en personne - même lorsqu'il ne faisait que regarder les matchs depuis les tribunes - a fait grimper les prix de revente de billets, qui ont pu atteindre plus de 800 euros pour le premier match après la signature du contrat, avec le PSG jouant à domicile contre Strasbourg.

Son maillot floqué du numéro 30, dont le prix de vente est de 108 euros, a été écoulé beaucoup plus rapidement que celui d'autres joueurs, selon le PSG.

D'après l'outil de veille et d'analyse Talkwalker, le PSG a gagné 3 millions de followers sur ses réseaux sociaux entre le 6 août, quand des informations sur un possible contrat avec le PSG ont commencé à circuler, et le 10 août, le jour de sa signature.

Enrique Tirigall, cofondateur de Volver, une chaîne de restaurants argentins haut de gamme, a également constaté un bond sur les réseaux sociaux. Son principal restaurant, déjà fréquenté par des stars du PSG comme Angel Di Maria, un compatriote de Messi, a constaté un afflux de réservations après la signature de l'Argentin.

Selon Enrique Tirigall, "tout le monde souhaite manger ce qu'il mange".

(Reportage Richard Lough; version française Anait Miridzhanian, édité par Jean-Michel Bélot)

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