L'ancien chef de la sécurité de Hong Kong prend la tête de l'exécutif

L'ancien chef de la sécurité de Hong Kong prend la tête de l'exécutif
L'ancien chef de la sécurité de Hong Kong prend la tête de l'exécutif
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général du gouvernement de Hong Kong, John Lee, actuellement numéro deux de l'exécutif, a obtenu dimanche le soutien du comité d'élection acquis à Pékin pour prendre la tête de ce pôle financier mondial qui a été le théâtre de fortes mobilisations antigouvernementales dans les dernières années.

Seul candidat, il a obtenu les voix de 1.416 membres du comité d'élection, ce qui lui donne la majorité requise pour être nommé chef de l'exécutif et succéder à Carrie Lam. Huit membres de ce comité ont décidé de ne pas "le soutenir".

John Lee a déclaré qu'il était de son devoir d'ouvrir une nouvelle page dans l'histoire de Hong Kong. Il a promis d'unir la ville et de faire en sorte que le pôle financier mondial reste ouvert, qu'il soit plus compétitif et continue de relier la Chine avec le monde extérieur.

Seule une poignée de personnes parmi les quelques 7,4 millions d'habitants ont leur mot à dire dans le choix de leur dirigeant, malgré les promesses de la Chine d'installer un jour une vraie démocratie dans l'ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997.

Un dispositif de sécurité important avait été mis en place autour des lieux où John Lee s'est exprimé. La police tentait d'empêcher un groupe de manifestants d'approcher.

"Nous pensons parler pour tous les Hongkongais en disant notre opposition à ce type d'élection, typiquement chinoises, où il n'y a qu'un seul candidat", a dit Chan Po-ying, un manifestant de la Ligue des sociaux-démocrates, un parti politique pro-démocratie, bannière en main.

John Lee, ancien chef de la sécurité à Hong Kong, a mené d'une main de fer les réformes imposées par la Chine, avec l'instauration en juin de la loi sur la sécurité nationale qui a été utilisée pour arrêter plusieurs dizaines de militants, ainsi que des représentants politiques démocrates et faire fermer des médias indépendants.

Reprenant le discours officiel, l'ancien policier a déclaré que cette loi était nécessaire pour ramener l'ordre dans le territoire après les manifestations antigouvernementales parfois violentes de 2019.

"Protéger la souveraineté de notre pays, la sécurité nationale et nos intérêts économiques, protéger Hong Kong des menaces intérieures et extérieures, s'assurer de sa stabilité, continueront d'être (notre priorité)", a dit John Lee aux journalistes.

Certains opposants estiment que ses tentatives de relancer Hong Kong à l'international pourraient être affectées par les sanctions qui ont été imposées par les Etats-Unis à son égard en 2020 en raison du rôle qu'il a joué dans la répression avec la loi sur la sécurité nationale.

(reportage James Pomfret et le bureau de Hong Kong, version française Caroline Pailliez)

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