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Iran: Parly met en garde les USA contre un risque de déstabilisation

Iran: Parly met en garde les USA contre un risque de déstabilisation
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Fragiliser l'accord de Vienne de 2015 sur la nucléaire iranien serait "un facteur d'aggravation" dans une région "très éruptive", a estimé mardi la ministre française des Armées, à quelques heures de l'annonce d'une décision de Donald Trump sur ce texte.

Invitée de RTL mardi matin, Florence Parly a précisé que la France ne connaissait pas à cette heure la décision du président américain et qu'Emmanuel Macron avait plaidé sans relâche auprès de lui lors de sa récente visite à Washington pour que les Etats-Unis ne se retirent pas de l'accord.

Interrogé par Reuters à ce sujet, l’Elysée n’a pas voulu dire si la France avait été mise au courant de la future annonce de Donald Trump, renvoyant aux déclarations d'Emmanuel Macron sur ce dossier ultrasensible. et

C'est à 18h00 GMT que Donald Trump doit annoncer s'il met ou non à exécution sa menace de retirer son pays de l'accord international conclu à Vienne en juillet 2015 au terme de 12 ans de discussions.

Le président américain, qui le considère comme le "pire accord" jamais négocié par son pays, menace de le dénoncer si les signataires européens n'en corrigent pas les "erreurs".

"Je ne fais aucun pronostic, je pense que le président Trump a pris sa décision mais nous la connaissons pas", a dit Florence Parly sur RTL.

"CE N'EST PAS LE MEILLEUR DES ACCORDS"

A l'instar d'Emmanuel Macron, la ministre a décrit un accord perfectible, qui "doit être complété."

"Cet accord, c'est un accord qui a permis de suspendre le programme militaire iranien", a-t-elle souligné.

"Ce n'est pas le meilleur des accords", mais "c'est un facteur de paix et de stabilisation dans une région très éruptive", a-t-elle insisté.

"Toute escalade qui concerne l'Iran (....) ne peut être qu'un facteur d'aggravation d'une situation déjà très tendue".

Allemagne, France et Royaume-Uni ont réaffirmé lundi leur détermination à préserver l'accord, y compris si Washington décide de s'en affranchir, ce que la République islamique se dit prête à faire elle aussi.

"Il faudra poursuivre sans cesse pour plaider l'amélioration de cet accord, que les Etats-Unis y soient présents ou pas", a dit Florence Parly. "La ligne des Européens se déterminera aussi en fonction d'une décision que nous ne connaissons pas."

Florence Parly a par ailleurs déclaré que la France pourrait envisager de "recommencer" après les frappes du 14 avril sur la Syrie si le régime de Bachar al Assad venait à recourir à l'arme chimique.

"Cette frappe que nous avons réalisée le 14 avril est une frappe qui est un avertissement. Lorsqu'il y a une ligne rouge qui est franchie, il y a une réaction", a-t-elle justifié.

La ministre a refusé de nouveau de commenter les informations de presse relatives à des dysfonctionnements présumés lors des opérations militaires françaises le 14 avril dernier, aux côtés des armées américaine et britannique.

(Sophie Louet et Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Belot)


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