Il n'y a rien d'enterré" pour la réforme des retraites, dit Attal

Il n'y a rien d'enterré" pour la réforme des retraites, dit Attal
Il n'y a rien d'enterré' pour la réforme des retraites, dit Attal
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La réforme des retraites n'est en rien enterrée mais sa mise en oeuvre se décidera à l'aune de "la préservation de l'unité du pays", déclare mardi le porte-parole du gouvernement dans Le Monde.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, a assuré pour sa part sur franceinfo que l'exécutif n'entretenait ni réforme, ni calendrier "cachés".

"La question des retraites n’a jamais quitté la table, il n’y a rien d’enterré. Nous disons la vérité aux Français : pour des raisons d’équilibre financier comme d’équité, il faut une réforme", souligne Gabriel Attal.

Le porte-parole assure qu'Emmanuel Macron, qui réserve pour l'heure sa décision sur une éventuelle candidature, est prêt à "accélérer" et à "prendre des décisions difficiles" à l'approche de l'élection présidentielle de 2022.

"Il n’est pas possible, dans un temps si court, de reprendre telle quelle la réforme de 2019. Certaines de ses composantes pourraient être reprises d’ici à la fin du quinquennat. Mais il n’y a rien de décidé", ajoute-t-il, sans plus de précisions.

"La préservation de l’unité du pays est essentielle pour Emmanuel Macron. Ce déterminant sera central dans la décision qu’il prendra dans les prochaines semaines", poursuit-il.

Le quotidien Les Echos https://www.lesechos.fr/economie-france/social/retraite-pourquoi-macron-veut-reformer-les-regimes-speciaux-et-la-pension-minimum-1343599 a rapporté lundi que le chef de l'Etat souhaitait avancer son projet de réforme des retraites avant la fin de son quinquennat, en mettant notamment en oeuvre la suppression des régimes spéciaux et le minimum de pension à 1.000 euros pour toute carrière complète au smic.

Le patronat comme les syndicats sont opposés à une relance de la réforme des retraites à sept mois de l'élection présidentielle.

"La parole qui est toujours celle du président, c'est celle du 12 juillet, il a dit aux Français qu'il faudra travailler plus, qu'il faudra garantir des retraites minimum, qu'il faudra réformer un certain nombre de régimes spéciaux", a commenté Clément Beaune sur franceinfo.

"Il n'a pas dit quand. Il n'y a pas de réforme cachée. Il y a un calendrier qui n'est pas caché, qui est indéterminé, parce que nous sommes dans la crise sanitaire. (...) Une réforme comme celle des retraites, elle est forcément un peu dépendante de ce contexte."

(Rédigé par Claude Chendjou et Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)

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