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Hausse en Europe, prudence à Wall Street avant la Fed

Hausse en Europe, prudence à Wall Street avant la Fed
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mercredi, profitant de la faiblesse de l'euro et de la hausse conjuguée des valeurs minières et des technologiques, alors que la prudence domine à Wall Street avant la publication du communiqué de la Réserve fédérale, qui pourrait renforcer la probabilité d'un nouveau resserrement de sa politique monétaire le mois prochain.

A Paris, le CAC 40 a fini en hausse de 0,16% (8,72 points) à 5.529,22 points, son plus haut niveau en clôture depuis le 29 janvier. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,3% et à Francfort, le Dax a progressé de 1,51%, au plus haut depuis trois mois.

L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,5%, le FTSEurofirst 300 0,6% et le Stoxx 600 0,63%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street, hésitante à l'ouverture, tendait à creuser ses pertes: le Dow Jones cédait 0,43%, le Standard & Poor's 500 abandonnait 0,41% et le Nasdaq Composite reculait de 0,23%.

La Fed doit publier à 18h00 GMT les conclusions de deux jours de réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) et si le marché s'attend à un statu quo sur les taux, le communiqué pourrait conforter le scénario d'une hausse en juin, dont la probabilité est estimée à près de 95% selon le baromètre FedWatch de CME Group.

La perspective d'un nouveau relèvement de l'objectif des "fed funds", qui creuserait un peu plus la divergence entre les politiques de la Fed et des autres grandes banques centrales, profite notamment au dollar: le billet vert a atteint, face à un panier de devises de référence, son plus haut niveau depuis le 29 décembre.

L'euro, lui, a confirmé son retour sous 1,20 dollar, touchant en séance un creux à 1,1954, au plus bas depuis le 11 janvier.

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor à deux ans, le plus sensible à l'évolution des anticipations de taux, a quant à lui touché un pic de neuf ans et demi à 2,521%. Il a également profité de l'annonce par le Trésor d'une augmentation de ses adjudications dans les prochains mois.

Le rendement à dix ans, lui, a légèrement reflué pour revenir sous 2,97%.

LA HAUSSE D'APPLE A SOUTENU LES SEMI-CONDUCTEURS

La perspective d'une hausse du coût du crédit aux Etats-Unis et la vigueur du dollar, défavorable aux exportations, occultent ainsi le soulagement provoqué par les résultats trimestriels d'Apple, la première capitalisation boursière mondiale, dont l'action gagne néanmoins 3,99%.

Le marché salue d'une part l'absence de mauvaise surprise sur les ventes d'iPhone et la nette hausse du prix de vente moyen de ce dernier, d'autre part le relèvement de 16% du dividende et la promesse de 100 milliards de dollars (83,3 milliards d'euros) de rachats d'actions supplémentaires.

Les résultats du groupe californien ont profité aux valeurs technologiques européennes, dont l'indice sectoriel Stoxx a pris 1,08% et atteint son plus haut niveau depuis six semaines. A Paris, STMicroelectronics a gagné 4,55%, la meilleure performance du CAC, et parmi les autres fournisseurs d'Apple, AMS a bondi de 7,02%.

Autre secteur en vue: celui des matières premières, dopé par la nette hausse des cours des métaux de base après la hausse inattendue de l'indice PMI manufacturier chinois. L'indice sectoriel Stoxx a avancé de 2,76%, Glencore a pris 3,16% et BHP Billiton 2,78%.

Parmi les progressions marquantes du jour en Europe figurent aussi Vivendi (+3,88%), qui a de nouveau profité des spéculations sur une possible cotation d'Universal Music Group (UMG), sa division de musique, et le secteur automobile (+1,75%) porté à la fois par la baisse de l'euro et par la croissance de 9% du marché français en avril. Volkswagen a pris 3,49%, Michelin 1,37%.

Les cours du pétrole, eux, ont cédé du terrain après les chiffres hebdomadaires des stocks aux Etats-Unis publiés par l'Energy Information Administration (EIA), qui montrent entre autres une hausse inattendue des réserves de brut.

Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est brièvement revenu sous 67 dollars tandis que le Brent se repliait tout près de 72,50 dollars.

Les chiffres de l'EIA ont occulté au moins provisoirement les préoccupations liées au dossier iranien, alors que se rapproche la date butoir pour la décision américaine concernant l'application de l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran, susceptible d'aboutir à de nouvelles sanctions.

(Édité par Bertrand Boucey)


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