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GSK va racheter la biotech Tesaro pour 5,1 milliards de dollars

GSK va racheter la biotech Tesaro pour 5,1 milliards de dollars
Crédit photo © Reuters

LONDRES (Reuters) - GlaxoSmithKline a accepté de débourser 5,1 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros) pour racheter la biotech américaine Tesaro, spécialisée dans l'oncologie.

Le groupe pharmaceutique britannique a entrepris de rationaliser son portefeuille et vient de s'entendre avec Unilever pour lui vendre son lait malté Horlicks et d'autres produits de nutrition très présents en Inde pour 3,3 milliards d'euros.

GSK va débourser 75 dollars par action pour acheter Tesaro, ce qui représente une prime de 110% par rapport à la moyenne du cours de Bourse de la société sur les 30 derniers jours, un prix qui fait chuter le titre GSK à la Bourse de Londres (-7% en milieu d'après-midi).

GSK a précisé que la transaction, qui devrait être finalisée au premier trimestre 2019, pèserait sur son bénéfice ajusté dans une fourchette de 5% à moins de 10% pendant les deux premières années mais que l'acquisition devrait être relutive d'ici 2022.

Ce rachat permet à GSK de mettre la main sur le Zejula, un produit déjà commercialisé contre le cancer des ovaires qui appartient à la nouvelle classe de médicaments anticancéreux prometteurs appelés des inhibiteurs de l'enzyme PARP (poly[ADP-ribose] polymérase).

AstraZeneca commercialise un produit concurrent, le Lynparza.

Les ventes du Zejula dans son indication actuelle de traitement d'entretien des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire ont représenté 166 millions de dollars pour les neuf mois à fin septembre 2018.

Pour GSK, l'extension du Zejula à d'autres indications thérapeutiques sera un critère important pour justifier le prix payé pour l'ajouter à son portefeuille.

GSK a pris du retard par rapport à ses concurrents ces dernières années en matière de 'blockbusters', ces médicaments phares qui génèrent plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel.

Les ventes du Zejula pourraient atteindre ce niveau d'ici 2023, selon des données de Refinitv basées sur des projections d'analystes du secteur pharmaceutique.

GSK a embauché en avril Kevin Sin, un spécialiste de l'oncologie et des M&A venu de Genentech, filiale du laboratoire suisse Roche et a dit à cette occasion qu'il voulait accélérer son programme d'acquisitions.

(Ben Hirschler, Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)


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