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Griveaux évacué de son bureau à Paris après l'intrusion de manifestants

Griveaux évacué de son bureau à Paris après l'intrusion de manifestants
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été évacué samedi de son bureau après l'intrusion de manifestants violents dans la cour de son secrétariat d'Etat situé rue de Grenelle, non loin de l'Assemblée nationale.

Selon le récit de son entourage, confirmant des informations du Parisien, une quinzaine de personnes, certaines vêtues de noirs, d'autres avec un gilet jaune, ont fait irruption dans la cour du bâtiment après avoir défoncé le portail et la grille d'entrée à l'aide d'un engin de chantier.

Le porte-parole et son collaborateur, qui se trouvaient sur place, ont été évacués. Les manifestants ont vandalisé des voitures garées dans la cour sans entrer dans les locaux, avant de repartir du site qui abrite également le ministère des Relations avec le Parlement.

"Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c'est la République, ce sont nos institutions", a dit Benjamin Griveaux devant la presse. "Ils ont attaqué la maison France."

"J'espère que les vidéos internes permettront d'identifier les responsables et qu'ils seront conduits devant la justice et sévèrement condamnés", a ajouté le porte-parole, pour qui ces actions sont "le fait d'une minorité" au sein du mouvement des "Gilets jaunes" qui manifestent en France depuis la mi-novembre.

"Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, l'instrumentaliser politiquement, ceux-là trouveront toujours face à eux une République qui se tient debout", a-t-il ajouté.

Interrogé sur BFM TV, le vice-président du parti Les Républicains, Damien Abad, a condamné l'attaque du ministère tout en reprochant à Benjamin Griveaux d'avoir "jeté de l'huile sur le feu" par ses propos contre les manifestants.

Le porte-parole "a voulu attiser et jouer la caricature et la vindicte au moment où on a besoin d'apaisement, de sérénité de calme, et surtout que tous les Français retrouvent leurs esprits pour que la France retrouve son rang", a dit le député de l'Ain.

Après le conseil des ministres vendredi, Benjamin Griveaux avait dit considérer les personnes qui continuent de manifester dans le cadre du mouvement des "Gilets jaunes" comme des "agitateurs" mus par la désir de renverser le gouvernement.

(Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André)


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