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Griveaux dénonce l'"esprit munichois" de l'opposition

Griveaux dénonce l'"esprit munichois" de l'opposition
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé lundi l'"esprit munichois" et la "capitulation morale et intellectuelle" des chefs de file de l'opposition qu'il a accusés de ne pas avoir suffisamment condamné les violences commises samedi en marge de manifestations des "Gilets jaunes".

"Aucun patron d'aucun parti d'opposition n'a eu de réaction suite à l'intrusion dans mon ministère, suite aux violences dans la mairie de Rennes, dans les préfectures", a-t-il dit sur France Inter. "C'est une capitulation morale et intellectuelle d'une grande partie des opposants politiques".

"Ils ont l'esprit munichois, ils sont en train d'essayer de récupérer politiquement et d'instrumentaliser politiquement la colère des gens, et ceux-là, je crois, ont quitté le champ républicain", a-t-il ajouté.

"L'esprit munichois" est une expression faisant référence aux accords de Munich, signés en septembre 1938 par l'Allemagne nazie, la France, la Royaume-Uni et l'Italie et qui conduisirent au démembrement de la Tchécoslovaquie. Craignant un conflit, les démocraties occidentales ne firent en fait que renforcer les visées expansionnistes d'Adolf Hitler.

A la question de savoir s'il visait le chef de file de La France insoumise (LFI) et ancien candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, Benjamin Griveaux a répondu : "il y a une capitulation morale et intellectuelle de la part de Jean-Luc Mélenchon."

"Quand on est incapable d'avoir la moindre réaction lorsque des bâtiments publics, lorsque des parlementaires, des institutions sont mis en cause par des factieux et des violents, oui on a quitté le champ républicain", a-t-il ajouté.

La journée de manifestations de samedi - la huitième depuis mi-novembre - a été marquée par l'intrusion à l'aide d'un engin de chantier du siège du porte-parole du gouvernement à Paris, de la mairie de Rennes et du tribunal de grande instance de Perpignan, notamment.

Ces violences ont suscité des réactions nuancées dans les rangs de l'opposition. "Qui sème le vent, récolte la tempête", a réagi Nicolas Dupont-Aignan, leader du parti souverainiste Debout la France. "Le mépris est une pilule qu’on peut avaler mais qu’on ne peut mâcher", a estimé pour sa part la porte-parole des Républicains (LR) Lydia Guirous, qui a condamné dans le même temps des violences "inacceptables".

Plusieurs figures de La France insoumise ont pour leur part accusé le gouvernement d'avoir "mis de l'huile sur le feu" en présentant la semaine dernière les manifestants comme des "agitateurs" souhaitant avant tout "l'insurrection".

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)


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