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Griveaux dénonce des fantasmes autour d'une "non-affaire d'Etat" dans le dossier Benalla

Griveaux dénonce des fantasmes autour d'une "non-affaire d'Etat" dans le dossier Benalla
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a fustigé lundi les "fantasmes" construits selon lui autour de l'ex-collaborateur du président de la République Alexandra Benalla afin de "construire une affaire qui n'en est pas une".

Alexandre Benalla, contre lequel une procédure de licenciement a été enclenchée vendredi, touchait un salaire de 5.000 euros nets et s'était vu octroyer récemment un logement de fonction de 80 mètres carrés, a précisé sur LCI Benjamin Griveaux, dénonçant les propos d'élus coupables selon lui de "répéter n'importe quoi".

"C'est 5.000 euros nets, pas 10.000 euros nets, c'est un gros salaire mais c'est pas 10.000, c'est moitié moins", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

"On a parlé de ce logement de fonction, il en a fait la demande en mars, il ne l'a pas occupé puisqu'il n'était pas occupant de ce logement jusqu'au mois de juillet", a-t-il ajouté, précisant que des travaux concernant ce logement avaient été demandés en novembre 2017.

"C'est un 80 mètres carrés et non pas un 300 mètres carrés", a-t-il ajouté. "Tout ça c'est beaucoup de fantasmes pour construire un personnage, pour construire une affaire qui n'en est pas une".

"C'est évidemment un comportement inacceptable qui doit être durement sanctionné et qui n'a pas sa place dans la République exemplaire que nous voulons bâtir, mais ça n'est pas une affaire d'Etat malgré ce qu'essaient de construire nos oppositions", a-t-il ajouté en référence aux violences commises par Alexandre Benalla sur deux personnes en marge des manifestations du 1er-Mai.

Gérard Collomb, dont une partie de l'opposition demande la démission, a rejeté lundi devant la commission d'enquête parlementaire toute responsabilité en affirmant que c'était à la préfecture et à l'Elysée de prendre des sanctions.

Fustigeant l'absence de réponses du ministre de l'Intérieur, le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a réclamé lundi l'audition du chef de l'Etat lui-même par la commission d'enquête.

(Julie Carriat, édité par Tangi Salaün)


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