»
»
»
Consultation

"Grande America": Un conteneur remorqué, pas de fioul en vue dans l'immédiat

"Grande America": Un conteneur remorqué, pas de fioul en vue dans l'immédiat

BORDEAUX (Reuters) - Un des conteneurs à la dérive à la suite du naufrage du cargo italien "Grande America" dans le golfe de Gascogne a été ramené mardi au port de La Rochelle (Charente-Maritime), a annoncé à la préfecture maritime de l'Atlantique qui estime peu probable une arrivée de fioul lourd sur le littoral français avant dix jours.

L'armateur du cargo naufragé il y a une dizaine de jours à 333 kilomètres des côtes françaises, la société Grimaldi, a affrété le remorqueur Union Lynx pour tracter ce conteneur qui contient des matières non dangereuses.

Un autre conteneur a également été pris en charge et doit lui aussi être ramené à La Rochelle.

Selon un communiqué de la préfecture maritime, cinq conteneurs et deux radeaux pneumatiques ont été localisés. "Ces positions ont été transmises à l’armateur qui planifie, en lien avec la préfecture maritime de l’Atlantique, leur récupération", indique le communiqué.

Le navire Maxiplon, également affrété par l'armateur, a procédé à la récupération puis au remorquage vers Port-Joinville (île d’Yeu) de l’un des deux canots de survie du Grande America.

Selon le préfet maritime de l'Atlantique, le vice-amiral d'escadre Jean-Louis Lozier qui a déclenché le plan POLMAR-mer, le navire transportait 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses (une centaine de tonnes d'acide chlorhydrique et 70 tonnes environ d'acide sulfurique), et un peu plus de 2.000 véhicules.

Les opérations de lutte anti-pollution ont pu entrer dans une phase active lundi avec la mise en place de barrages flottants à hauteur du lieu du naufrage du navire qui contenait 2.200 tonnes de fioul de propulsion dans ses soutes.

"La météo est plus favorable, donc les opérations ont pu se poursuivre mardi de manière plus active que les derniers jours", a indiqué à Reuters la cellule de communication.

Avec l'arrivée mardi sur la zone d'un second remorqueur espagnol, le Maria de Maetzu, le nombre de bateaux sur place est monté à huit pour travailler notamment au pompage grâce à un écrémeur et à la récupération des boulettes par un filet.

Deux autres nappes sont à la dérive dans l'Atlantique. Lors des dernières observations aériennes, l'une mesurait 13 kilomètres par 7 et l'autre 9 kilomètres par 7.

"A ce stade, compte-tenu des conditions environnementales (météorologique et océanographique) au centre du golfe de Gascogne, de la distance à la côte et des résultats des modèles fournis par le comité de dérive, une arrivée sur le littoral français d’amas de fioul lourd semble très peu probable avant dix jours", indique la préfecture maritime.

La Charente-Maritime et la Gironde, voire les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, se sont préparées à l'éventualité d'une marée noire qui ne devrait cependant pas être comparable aux grandes marées noires du passé, comme les catastrophes de l'Erika en 1999 et de l'Amoco Cadiz en 1978.

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse et Danielle Rouquié)


click here for restriction
©2019 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com