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Gordon Brown, Premier ministre britannique, promet le changement

Gordon Brown, Premier ministre britannique, promet le changement
Crédit photo © Reuters

par Sophie Walker

LONDRES (Reuters) - Gordon Brown, qui a succédé à Tony Blair à la tête du gouvernement britannique, a fait du changement son mot d'ordre pour retrouver auprès de l'opinion la confiance perdue sur les champs de bataille irakiens.

Au terme d'une décennie passée dans l'ombre de Blair, l'ex-chancelier de l'Echiquier va devoir faire face à une opposition conservatrice vent debout dans les sondages et surmonter la lassitude des électeurs pour relever le défi d'un quatrième sacre travailliste consécutif aux prochaines législatives.

"Il s'agira d'un nouveau gouvernement doté de nouvelles priorités", a-t-il déclaré, s'adressant à la presse devant le 10 Downing Street.

"J'ai entendu l'aspiration au changement (...) et cette aspiration au changement ne pourra être assouvie avec de vieilles méthodes politiques. Et maintenant, laissons le changement se mettre en oeuvre", a insisté Brown.

Figure tutélaire de la scène politique britannique depuis le triomphe travailliste de 1997, Blair s'était auparavant rendu au palais de Buckingham pour remettre sa démission à la reine Elizabeth.

Brown, accompagné de son épouse Sarah, sacrifiait dans le même temps à la traditionnelle cérémonie d'adieux avec le personnel du ministère des Finances, sur lequel il a régné sans partage pendant dix ans.

"THE END"

Il a ensuite pris à son tour le chemin du palais royal où la souveraine l'a officiellement chargé de former un nouveau gouvernement. Brown a quitté Buckingham 55 minutes plus tard pour s'engouffrer - premier changement concret - dans la Jaguar rutilante qui remplace désormais sa berline de fonctions.

Conformément à son mot d'ordre, beaucoup de nouveautés sont attendues en ce qui concerne la composition de son cabinet.

"La première priorité de Gordon Brown doit être de reconnaître le désastre de la stratégie mise en oeuvre en Irak et d'élaborer des plans en vue du retrait de nos forces", a commenté Jeremy Corbyn, membre de la majorité travailliste aux Communes.

Réputé austère et renfrogné, le nouveau chef du gouvernement devra en outre s'employer pour faire oublier l'éclat de son prédécesseur, dont la verve et l'humour ont à nouveau fait mouche à l'occasion de la séance parlementaire des questions au gouvernement, la dernière de son mandat.

Ses premiers mots, chargés d'émotion, sont allés aux familles des soldats tués la semaine dernière en Irak et en Afghanistan et au corps expéditionnaire britannique dans son ensemble.

"Je suis vraiment navré des dangers auxquels ils sont confrontés aujourd'hui en Irak et en Afghanistan. Je sais que certains pensent les avoir endurés en vain. Je ne partage pas cet avis et ne le ferai jamais", a-t-il assuré.

Puis Blair a rendu hommage à ses pairs en politique, évoquant l'"arène qui faire battre le coeur un plus vite", avant de conclure par ces mots: "Je souhaite le meilleur à chacun, amis comme ennemis. Et voilà tout. Fin!"

L'ex-Premier ministre, n'a pas caché son émotion, tandis que Margaret Beckett, secrétaire au Foreign office, éclatait en sanglots. Promis au rôle de représentant permanent du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, il devrait toutefois rester sous les feux de l'actualité.


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