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Gilets jaunes: Philippe pour punir sévèrement l'agression de policiers

Gilets jaunes: Philippe pour punir sévèrement l'agression de policiers
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a souhaité lundi que les agresseurs de policiers à moto lors de la sixième journée de mobilisation des "Gilets jaunes", samedi à Paris, soient punis avec sévérité et a appelé à la fin des violences.

Le Premier ministre a rencontré ces motocyclistes, pris à partie par des manifestants à l'angle des Champs-Élysées et de l'avenue Georges V. L'un d'eux avait sorti son arme pour tenir la foule à distance avant de partir sous des jets de projectile, suivi par ses deux collègues, poursuivis par la foule.

"Je voulais les remercier pour la maîtrise dont ils avaient fait preuve et leur dire qu’évidemment tout était mis en oeuvre pour identifier les auteurs de ces violences, les traduire devant la justice et, je l’espère, faire en sorte qu’ils puissent être punis sévèrement", a dit le chef du gouvernement à l'issue de la rencontre, à la préfecture de police de Paris.

Le grand débat national promis pour répondre à la colère des "Gilets jaunes" doit désormais s'ouvrir, a-t-il souligné.

"Ce débat et le fonctionnement de nos institutions exigent un retour à l’ordre, que cessent ces provocations, ces déclarations parfois empreintes d’antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d’attaquer délibérément les forces de l’ordre", a-t-il ajouté.

Il a souligné ne pas confondre l'ensemble des manifestants avec les auteurs de violence. "Mais j’observe qu’au fur et à mesure qu’il dure ce mouvement des 'Gilets jaunes' se traduit par une radicalisation d’une grande violence", a-t-il dit.

Après l'agression des trois policiers, le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance pour violences volontaires avec arme en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique et dégradations de biens publics.

Emmanuel Macron a appelé dimanche à un retour à l'ordre et indiqué que des réponses judiciaires sévères puniraient les responsables de violences.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot)


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©2019 Reuters

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