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Gilets jaunes: Le Pen et Mélenchon réclament des élections anticipées

Gilets jaunes: Le Pen et Mélenchon réclament des élections anticipées
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont réclamé dimanche des élections anticipées pour sortir de la crise des "Gilets jaunes", au lendemain des nombreuses scènes de violences qui sont survenues en marge des manifestations samedi.

"Je ne vois pas, au niveau où nous sommes de la gravité de cette crise politique, comment sortir par le haut, à part en retournant aux urnes", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur France 3.

"Je pense qu'il faut mettre en oeuvre la proportionnelle et qu'il faut dissoudre l'Assemblée nationale pour qu'il y ait de nouvelles élections à la proportionnelle", a-t-elle ajouté.

L'option d'une dissolution de l'Assemblée nationale a également été avancée par le chef de file de La France insoumise (LFI).

Entre la légitimité de l'exécutif et celle des "Gilets jaunes", "il n'y a qu'une manière de trancher, c'est le vote, alors ça s'appelle la dissolution", a-t-il déclaré dimanche sur BFM TV, en dénonçant l'attitude du gouvernement qui "choisit le pourrissement (au lieu de) choisir l'apaisement" et l'annulation de la hausse de la fiscalité sur les carburants.

Les deux dirigeants, tout comme le président des Républicains Laurent Wauquiez, exigent également l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

PARTIR "EN AUTO, EN MOTO, À CHEVAL"

Le député LFI François Ruffin est allé plus loin en demandant, dans une déclaration lue à la presse non loin de l'Elysée, la démission d'Emmanuel Macron et son départ "en auto, en moto, à cheval, en trotinette (ou) en hélicoptère".

"Il doit partir avant de rendre notre pays fou", a-t-il dit.

Depuis plusieurs jours, Laurent Wauquiez exhorte pour sa part Emmanuel Macron à organiser un référendum sur la hausse de la fiscalité écologique, seul à même selon lui de sortir de la crise actuelle.

Cette idée ne fait toutefois pas l'unanimité dans son camp, le président du Sénat, Gérard Larcher, jugeant les délais nécessaires à l'organisation d'un tel vote incompatibles avec l'urgence de la situation.

"Je ne ferme pas la porte au processus référendaire, mais la réponse est politique", a déclaré le troisième personnage de l'Etat lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

"En tous les cas, le gouvernement n'a pas le droit à un troisième samedi noir", a également estimé Gérard Larcher, sans écarter par principe une interdiction de nouvelles manifestations.

Invité de France Inter, le ministre de la Transition écologique François de Rugy, a exclu toute forme de "politique politicienne", la priorité étant selon lui de maintenir l'ordre et de trouver des solutions permettant d'apaiser les mécontentements.

(Simon Carraud et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)


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