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"Gilets jaunes": Castaner et Nunez appellent à un retour au calme

"Gilets jaunes": Castaner et Nunez appellent à un retour au calme
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nunez ont appelé samedi soir à un retour au calme, à l'issue d'une sixième journée de manifestations des "Gilets jaunes" marquée par un nouveau repli de la mobilisation.

"A l'heure des fêtes de fin d'année notre pays a besoin d'ordre de calme et de paix", a déclaré samedi le ministre de l'Intérieur dans une courte allocution dont la vidéo a été diffusée vers 23h00 (22h00) sur Twitter.

"J'en appelle à la responsabilité de chacun", a-t-il dit en dressant le constat d'un "tassement de la mobilisation".

Selon un décompte transmis en fin de journée par le ministère de l'Intérieur, à 18h00 (17h00 GMT), les manifestations rassemblaient 38.600 "Gilets jaunes" à travers la France, dont 2.000 personnes à Paris. A titre de comparaison, les autorités avaient recensé 66.000 participants à l'échelle nationale à la même heure samedi dernier.

"C'est dix fois moins (de manifestants) aujourd'hui qu'au début de la manifestation, le 17 novembre", a souligné Christophe Castaner.

Son secrétaire d'Etat Laurent Nunez, qui avait évoqué plus tôt dans la soirée un total de "220 interpellations, 81 gardes à vue" à l'échelle nationale, a déclaré sur BFMTV que désormais le mouvement "ne réunit plus que les personnes qui sont les plus violentes". "On a affaire à des séditieux, des factieux, qui sont des casseurs extrêmement violents", a-t-il poursuivi.

Même si les événements n'ont pas dégénéré et que la situation a été maîtrisée, Christophe Castaner et Laurent Nunez ont évoqué des attaques contre des préfectures et des mairies, comme par exemple à Nantes et Carcassonne, et dénoncé les attaques contre les forces de l'ordre, dont ils ont salué le professionnalisme et le sang-froid.

"Maintenant il faut que ça s'arrête" et "il faut que la raison l'emporte", a plaidé Laurent Nunez en précisant que "la parole revendicative" pourrait s'exprimer dans le cadre "du grand débat national qui va s'ouvrir".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a quant à lui jugé dans un tweet que les violences et débordements survenus en marge des manifestations samedi reflétaient "un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste".

Il a notamment dénoncé qu'"on lynche des policiers", en référence au fait qu'un motard de la police a été pris a partie et jeté à terre avec sa moto en fin de journée sur les Champs-Elysées.

Il a également réagi à une scène relayée sur les réseaux sociaux, montrant des "Gilets jaunes" entonnant "La Quenelle", un texte du polémiste Dieudonné sur l'air du "Chant des partisans", devant la basilique du Sacré Coeur de Montmartre, d'où est partie la manifestation parisienne en milieu de matinée.

"Donc, 'on' lynche des policiers, 'on' chante la quenelle de Dieudonné à Montmartre, 'on' reprend les codes des années 30 pour renverser la République, 'on' décapite l’effigie du président... Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste", a écrit le porte-parole du gouvernement sur Twitter.

(Myriam Rivet, édité par Eric Faye et Arthur Connan)


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