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Gérald Darmanin promet un "choc psychologique positif"

Gérald Darmanin promet un "choc psychologique positif"
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, chargé de la mise en oeuvre du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, a balayé mercredi les craintes suscitées par cette réforme et promis un "choc psychologique positif".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mardi soir, après des hésitations au sommet de l'Etat et une ultime réunion avec Emmanuel Macron, que cette réforme, consistant à prélever l'impôt en temps réel mois après mois en mettant à contribution les entreprises et non plus avec un décalage d'un an, entrerait bien en vigueur au 1er janvier prochain.

"Je pense que le président de la République s'est posé des doutes sérieux mais ce sont des doutes qui font avancer", a dit Gérald Darmanin sur franceinfo. "J'ai aussi apporté à sa demande des modifications afin d'améliorer le dispositif."

La principale de ces modifications consiste à faire en sorte que tous les contribuables bénéficiant de crédits ou de réductions d'impôts puissent percevoir 60% de ces sommes dès le 15 janvier de chaque année.

"Cela concerne à peu près cinq millions de personnes pour les dons aux associations et aux oeuvres mais aussi aux syndicats, par exemple", a précisé le ministre. "Cela concerne bien sûr tous ceux qui font de l'investissement locatif (à peu près 60.000 personnes mais ce sont des montants importants) et ça concerne toutes les personnes qui ont des crédits d'impôts au nom du service à la personne."

"Il n'y aura aucun perdant en trésorerie de la réforme de l'impôt à la source" alors qu'il y en avait "à peu près trois millions" dans la réforme initialement proposée, a-t-il ajouté.

Ainsi, "le 15 janvier, le premier choc psychologique de l'impôt à la source sera positif, puisqu'on remboursera, ce qui n'a jamais été fait, ces crédits d'impôts", a-t-il fait valoir.

Interrogé au même moment sur LCI, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a jugé que la mise en oeuvre du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source était "une bonne décision pour les Français".

"Je crois que le président de la République s'est posé les bonnes questions", notamment concernant l'accompagnement des petites entreprises, a-t-il estimé. "Il fallait apporter des réponses (...) et Gérald Darmanin a apporté toutes les réponses techniques."

(Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou)


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