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GB: Toutes les banques passent les tests de la BoE sur le Brexit

GB: Toutes les banques passent les tests de la BoE sur le Brexit
Crédit photo © Reuters

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé mercredi que l'ensemble des sept banques et sociétés de construction avaient passé ses tests de résistance ("stress tests") cette année, censés montrer leur capacité à surmonter tout Brexit sans accord sans pour autant être contraintes de limiter leur prêts.

Le comité de politique financière (FPC) de la BoE a précisé avoir passé en revue un scénario selon lequel la Grande-Bretagne sort de l'Union européenne le 29 mars sans accord ni période de transition.

"(...) Le FPC estime que le système bancaire britannique est suffisamment solide pour continuer à servir les ménages et les entreprises du pays même en cas de Brexit désordonné. Aucune banque n'a besoin de renforcer sa position en capital à la suite des tests de résistance", poursuit la BoE.

Les députés britanniques voteront le 11 décembre sur l'accord conclu le 25 novembre entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit, compromis arraché après un an et demi d'âpres négociations avant la sortie du Royaume-Uni du bloc communautaire le 29 mars 2019.

Mais l'issue de ce vote est loin d'être acquise, ce qui pourrait ouvrir la voie à un Brexit sans accord.

HSBC, Barclays, Lloyds, Santander UK, Royal Bank of Scotland, Nationwide Building Society et Standard Chartered ont tous passé les tests avec un matelas de capital supérieur aux niveaux requis, poursuit la BoE.

Selon les tests, les sept établissements pourraient devoir digérer ensemble une perte sur trading et sur crédits de 170 milliards de livres (192 milliards d'euros) dans le pire de cas, ce qui ne les empêchera pas d'avoir les réserves de fonds propres suffisantes pour continuer à prêter.

La Banque d'Angleterre s'est montrée beaucoup plus alarmiste sur l'impact qu'aurait un Brexit sans accord sur l'économie britannique dans son ensemble, disant qu'une telle option provoquerait un choc plus violent que la crise financière de 2007-2009.

(Huw Jones et David Milliken, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)


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