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Feu vert à la reprise de Doux par un groupement, dont LDC

Feu vert à la reprise de Doux par un groupement, dont LDC

Crédit photo © Reuters

RENNES (Reuters) - La cession de l'ensemble des activités du groupe Doux a été attribuée vendredi par le tribunal de commerce de Rennes à un consortium réunissant principalement le groupe sarthois LDC et le saoudien Almunajem, un des principaux clients de Doux.

Conformément à l'offre qu'il avait formulée et qui avait la préférence des salariés, ce consortium, qui comprend au total sept sociétés, conservera 912 salariés, dont 101 sous réserve de mobilité, sur un effectif global de 1.187 salariés.

Des offres de reclassement chez LDC, leader français de la volaille, et auprès de la coopérative Terrena, également partie prenante du consortium, seront également proposées à quelque 400 salariés, soit un chiffre supérieur au nombre de personnes qui auraient pu être privées d'emploi.

Outre LDC et Almunajem, qui reprend la production de poulets congelés à Chateaulin (Finistère), siège du groupe Doux, une nouvelle société, Yer Breizh regroupant LDC, Terrena, la coopérative Triskalia, Almunajem et la Région Bretagne, qui investira 20 millions d'euros, a rejoint le consortium et va reprendre les activités en amont de la filière: élevage, accouvage et production d'aliments.

Deux co-entreprises composées de LDC et Terrena, la société Volailles de Plouray à laquelle a été attribué le site Doux de Plouray (Morbihan) et la Saria qui va reprendre la production de farines animales à Châteaulin et ses 17 salariés, complètent le consortium retenu par le tribunal.

Les ministres Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Stéphane Travert et Jacques Mézard ont salué dans un communiqué commun "une reprise exemplaire et fondatrice pour le groupe Doux".

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances a notamment estimé que cette reprise allait conduire à "renforcer cette filière (avicole) sur le long terme".

Lors de l'audience du 15 mai devant le tribunal de commerce, LDC a confirmé qu'il allait investir 55 millions d'euros dans la construction d'un nouveau site de découpe et d'abattage de poulets destinés aux marchés industriels français, à Chateaulin.

A l'horizon 2020, le site emploierait 250 collaborateurs pour une capacité d'abattage de 400.000 poulets par semaine.

L'offre du géant ukrainien MHP, qui s'était également positionné pour la reprise des sites de Chateaulin, Plouray et Quimper, mais ne gardait que 310 salariés, n'a pas été retenue.

Faute de dossier complet, le tribunal de commerce de Rennes n'a pas pu examiner l'offre de l'industriel britannique de la volaille Chesterfield Poultry, seul candidat à la reprise de l'abattoir de Chantonnay (Vendée) et de ses 145 salariés et de deux autres sociétés vendéennes du groupe Doux employant au total 100 salariés.

Le groupe, dont les pertes annuelles sont estimées à 35 millions d'euros, avait été placé le 4 avril en liquidation judiciaire.

(Pierre-Henri Allain, édité par Simon Carraud et Matthieu Protard)


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