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Faure (PS) veut "rassembler la gauche mais pas n'importe comment"

Faure (PS) veut "rassembler la gauche mais pas n'importe comment"
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a réitéré samedi son souhait d'une union à gauche pour les élections européennes "mais pas n'importe comment".

Dans un discours au nouveau siège du parti à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), doublé d'un entretien dans le journal Le Monde, le patron des socialistes dit se préparer à "toutes les hypothèses", y compris celle de l'absence d'une liste purement socialiste le 26 mai.

"Je me prépare à toutes les hypothèses. Mais ce à quoi nous devons travailler, c'est à une liste de rassemblement large, qui réunisse celles et ceux qui partagent des combats communs. Je sens que les esprits évoluent. Les lignes bougent", déclare dans Le Monde le député, qui a évoqué en début d'année la possibilité d'être lui-même candidat aux européennes si nécessaire.

Le PS, tout comme le mouvement Place publique fondé par Raphaël Glücksmann, souhaite un rapprochement à gauche - hors France insoumise - avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le mouvement Génération.s de l'ex-socialiste Benoît Hamon.

Crédité d'environ 2,5% des intentions de vote dans les sondages, ce dernier refuse pour l'heure toute alliance avec le PS. EELV et le Parti communiste, respectivement emmenés par Yannick Jadot et Ian Brossat, se font aussi prier même si des discussions se poursuivent entre les différentes formations.

"Je veux rassembler la gauche mais pas n'importe comment", a dit Olivier Faure à Ivry. "Pas en reniant notre propre identité, pas en acceptant de nous aligner sur untel ou untel."

"Je souhaite que nous entretenions des combats communs : pas de déclarations, des preuves", a-t-il ajouté, donnant comme exemple un futur rapprochement entre "des collectivités socialistes, écologistes, communistes qui ont fait le choix d'accueillir des réfugiés".

"Nous allons porter ensemble ce combat, faire en sorte qu'il ne puisse pas être dit, en ce moment où l'Histoire un jour nous demandera des comptes, que nous avons fléchi parce que l'opinion ne nous était pas favorable sur ce sujet", a-t-il expliqué.

Olivier Faure a dit avoir récemment rencontré le Néerlandais Frans Timmermans, candidat de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) pour les européennes et possible successeur de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission de Bruxelles.

"Je lui ai dit qu'il n'aurait pas notre soutien, que nous portions un autre discours", a dit le premier secrétaire. "Je ne sais pas qui sera majoritaire au sein du congrès du PSE mais je sais ce que nous y porterons parce que je sais que c'est ma famille."

(Elizabeth Pineau, édité par Tangi Salaün)


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