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Face aux critiques outre-Rhin, Pierre Moscovici invoque l'amitié franco-allemande

Face aux critiques outre-Rhin, Pierre Moscovici invoque l'amitié franco-allemande
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Pierre Moscovici en a appelé lundi à l'amitié franco-allemande face aux critiques suscitées outre-Rhin par sa nomination éventuelle au poste de commissaire européen en charge des affaires économiques.

"Il ne doit y avoir aucun veto, il ne doit y avoir aucun ostracisme, on doit être dans le soutien mutuel", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie et des Finances.

Le choix de Pierre Moscovici comme membre français de la future Commission européenne, qui a été officialisé la semaine passée par François Hollande, a provoqué des critiques en Allemagne, Paris revendiquant un portefeuille économique.

Il a ainsi été accusé par le quotidien Bild d'avoir rendu l'euro "aussi mou que du brie français".

En raison des difficultés de la France à tenir ses engagements en matière de baisse des déficits publics, Norbert Barthle, député influent de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel et spécialiste des questions budgétaires, a estimé de son côté que "donner à un Français le rôle de gardien du Pacte de stabilité reviendrait à chasser le diable avec Belzébuth".

Face à ces critiques, Pierre Moscovici a invoqué l'histoire en déclarant que l'amitié franco-allemande était "une clé essentielle pour la construction de l'Europe".

"La réconciliation franco-allemande doit être une discipline, et plus qu'une discipline, ça doit être un engagement quotidien", a-t-il ajouté.

"Dans cette mesure-là, je crois qu'il faut vraiment s'interdire ce genre de jugements: il n'y pas d'un côté des Français laxistes et de l'autre côté des Allemands rigoureux, il y a des pays qui doivent se soutenir l'un l'autre à partir de parcours différents".

"La France est un pays qui mérite qu'on lui fasse confiance, je le dis à tous mes amis allemands, la France fait des réformes, la France n'a jamais enfreint les règles du Pacte de stabilité", a encore dit l'ancien ministre en soulignant que les délais déjà accordés à Paris pour tenir ses engagements en matière des déficits publics avaient été décidés en concertation avec l'Allemagne".

(Yann Le Guernigou, édité par Henri-Pierre André)


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