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Eric Drouet, l'un des leaders des "Gilets jaunes", sera jugé le 5 juin

Eric Drouet, l'un des leaders des "Gilets jaunes", sera jugé le 5 juin
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Eric Drouet, l'un des leaders des "Gilets jaunes" interpellé samedi à Paris pour participation à un groupement violent, a été placé dimanche sous contrôle judiciaire dans l'attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel fixée au 5 juin prochain, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce chauffeur routier devenu une figure du mouvement avait appelé les "Gilets jaunes" à se rassembler samedi matin dans le quartier touristique de Montmartre. Sur le parvis du Sacré-Coeur, des manifestants ont été filmés en train d'entonner une chanson de l'humoriste antisémite Dieudonné.

Il a été interpellé samedi en début d'après-midi à Paris. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé qu'il avait une matraque sur lui au moment de son arrestation.

Déféré dans la soirée au tribunal, il a été présenté dimanche matin au parquet de Paris, où un magistrat lui a notifié une convocation le 5 juin devant le tribunal correctionnel pour "port d'arme prohibé de catégorie D et participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations".

Eric Drouet a été placé contrôle judiciaire d'ici cette audience, avec interdiction de détenir une arme, ajoute-t-on de même source. L'enquête se poursuit pour un troisième chef, celui d'"organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique".

Il y a deux semaines, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour provocation à la commission d'un crime ou d'un délit et organisation d'une manifestation illicite contre cette figure du mouvement des "Gilets jaunes", qui s'était dit prêt sur BFM TV à envahir l'Elysée.

Son avocat, Khéops Lara, s'est félicité dimanche sur la même chaîne que l'interdiction de séjour à Paris requise par le parquet à son encontre n'ait pas été suivie par les juges.

"Le juge des libertés et de la détention n'a pas suivi le procureur, et peut-être la préfecture de police, qui voulait par cette interdiction (de paraître à Paris) l'empêcher de manifester et de poursuivre le mouvement", a-t-il dit, qualifiant l'arme présumée de son client de "bout de bois".

(Julie Carriat, édité par Henri-Pierre André)


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