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Engie compte neutraliser les arrêts de réacteurs nucléaires belges

Engie compte neutraliser les arrêts de réacteurs nucléaires belges
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Engie a confirmé vendredi ses objectifs annuels après un premier semestre en croissance malgré l'impact sur ses résultats des arrêts non programmés de certaines centrales nucléaires en Belgique.

Le fournisseur d'électricité et de gaz, très présent dans les services énergétiques, a cependant reporté de fin 2018 à fin février 2019 l'annonce de ses perspectives à long terme, à l'occasion d'un "capital markets day" très attendu par le marché, afin de pouvoir baser sa présentation sur les chiffres de l'exercice en cours.

Ce report risque d'influer sur le calendrier de vente de la participation de 24,1% de l'Etat au capital d'Engie - permis par la loi "Pacte" qui doit être promulguée fin 2018 ou début 2019 -, le groupe ayant indiqué qu'il annoncerait ses perspectives avant une telle opération afin qu'elle se déroule "dans les meilleures conditions".

Les performances du groupe au premier semestre - tirées par les renouvelables, les infrastructures et les achats et ventes de gaz - et la croissance attendue au second semestre devraient lui permettre de "compenser les effets défavorables attendus des maintenances non programmées de certaines unités nucléaires belges", a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Engie vise ainsi toujours pour 2018 un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,45 et 2,65 milliards d'euros, qui repose sur une fourchette indicative d'Ebitda de 9,3 à 9,7 milliards d'euros.

Le groupe avait annoncé mi-juin que les révisions programmées de trois réacteurs nucléaires exploitées en Belgique par sa filiale Electrabel se traduiraient par un manque à gagner d'environ 250 millions d'euros sur son Ebitda et son résultat net récurrent, tout en se disant confiant dans sa capacité à "compenser significativement" cet impact.

En passe de finaliser son plan de transformation 2016-2018, Engie a déjà annoncé 16,2 milliards d'euros de cessions dans ce cadre - par rapport à un objectif de 15 milliards -, avec 14,6 milliards d'investissements de croissance investis ou "sécurisés" et 1,1 milliard d'économies au niveau de son Ebitda à fin juin (contre un objectif de 1,3 milliard à fin 2018).

REPRISE DES NÉGOCIATIONS SUR TAG ESPÉRÉE À L'AUTOMNE

Il a aussi confirmé sa prévision de dividende à 0,75 euro par action en numéraire au titre de 2018 (+7,1%) et annoncé un acompte de 0,37 euro qui sera versé en octobre 2018.

Le groupe, qui a retraité son premier semestre 2017 pour tenir compte notamment des cessions, enregistre à fin juin un résultat net récurrent part du groupe de 1,5 milliard (+11,4%), un Ebitda de 5,1 milliards (+1,3% en variation brute, +6,2% en organique) et des ventes de 30,2 milliards (+0,1% en variation brute, +0,8% en organique).

Son bénéfice net part du groupe, qui intègre -200 millions d'euros de résultat lié aux activités amont du gaz naturel liquéfié tout juste cédées à Total, recule cependant de 25% à 0,9 milliard.

Selon un consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters, les analystes attendaient en moyenne un résultat net récurrent de 1,4 milliard d'euros et un Ebitda de 5,1 milliards.

La directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, a déclaré lors d'une conférence téléphonique que le groupe surveillait "activement" - sans plus de précisions - la situation du portugais EDP, cible d'une offre de rachat de China Three Gorges.

Des sources bancaires proches du dossier avaient indiqué fin juin que la société publique chinoise discutait avec des entreprises européennes de services aux collectivités, parmi lesquelles Engie, pour évaluer leur intérêt envers les actifs d'EDP dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis.

Le groupe français espère en outre reprendre des négociations d'ici fin septembre-début octobre en vue d'un rachat du réseau de gazoducs TAG du brésilien Petrobras, dont la justice a suspendu la cession en juin.

A 10h53, l'action Engie progressait de 1,99% à 14,085 euros, accusant une baisse de 1,8%% depuis le début de l'année après une hausse de 18,3% en 2017, pendant que le CAC restait stable.

(Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)


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