Elisabeth Borne active une cellule interministérielle de crise sur la sécheresse

Elisabeth Borne active une cellule interministérielle de crise sur la sécheresse
Elisabeth Borne active une cellule interministérielle de crise sur la sécheresse
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PARIS (Reuters) - La Première ministre Elisabeth Borne a décidé d'activer la cellule interministérielle de crise face à la "sécheresse historique" qui sévit actuellement en France et appelle tous les Français à être "très vigilants" sur l'utilisation des ressources en eau, annoncent vendredi les services de Matignon dans un communiqué.

"Face à cette situation historique, la Première ministre a décidé d'activer la cellule interministérielle de crise et appelle chacun à préserver nos ressources en eau", est-il précisé dans ce communiqué.

"La France connait une période de sécheresse prolongée qui touche aujourd'hui tout le territoire, (...) la plus grave jamais enregistrée dans notre pays", et les prévisions météorologiques suggèrent que cette "situation pourrait perdurer sur les 15 prochains jours, voire devenir plus préoccupante encore", souligne Matignon.

Cette cellule interministérielle de crise permettra de centraliser les informations fournies par les préfets des départements les plus touchés, d'anticiper l'éventuelle activation de plans ORSEC "eau" afin de coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires comme l'approvisionnement en eau des commune ou la livraison d'eau potable, par exemple.

Cette instance sera également chargée de suivre l'impact de la sécheresse pour les infrastructures de production d'énergie et de transport et le secteur agricole, en particulier l'élevage, est-il précisé dans le communiqué de Matignon.

"La cellule de crise c'est pour anticiper le pire, en espérant qu'il ne se produise pas mais en se disant qu'à ce moment-là on aura un coup d'avance pour être capable de réagir et éviter une rupture" d'approvisionnement en eau, a déclaré vendredi à la mi-journée le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, en marge d'un déplacement avec son collègue de l'Agriculture, Marc Fesneau, lors d'un point de presse à Roumoules (Alpes-de-Haute-Provence).

"On est déjà à plus d'une centaine de communes en France qui aujourd'hui n'ont plus d'eau potable" et qui sont approvisionnées par camions", a-t-il souligné en précisant que "tous les départements métropolitains sont désormais concernés par des mesures de restriction", dont 62 départements avec des arrêtés de crise qui restreignent l'eau au seuls usages prioritaires.

Pour Christophe Béchu, "tout l'enjeu c'est de durcir un certain nombre de restrictions pour éviter d'en arriver là sur les territoires où on s'aperçoit qu'on a des déficits hydriques qui se prolongent, et d'être capables d'anticiper".

"On n'est pas là pour sonner l'alarme pour le plaisir, on est juste là pour dire 'ceci n'est pas un exercice'", a-t-il prévenu.

(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)

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