»
»
»
Consultation

Edouard Philippe prédit "une année de bagarre" en vue des Européennes

Edouard Philippe prédit "une année de bagarre" en vue des Européennes
Crédit photo © Reuters

TOURS, Indre-et-Loire (Reuters) - Edouard Philippe a sonné mardi le début d'"une année de bagarre" marquée par les élections européennes de mai, pour lesquelles sa majorité devra trouver des soutiens dans d'autres pays membres.

Comme Emmanuel Macron, le Premier ministre a souligné les contradictions de certains chrétiens démocrates siégeant au Parlement aux côtés du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, et du ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, dans les rangs du Parti populaire européen (PPE).

"Je ne peux pas croire qu'ils partagent au fond les mêmes valeurs, je ne veux pas le croire, mais je ne vous cache pas que parfois j'ai des doutes", a-t-il déclaré lors des journées parlementaires de La République en Marche, à Tours (Indre-et-Loire).

Selon le chef du gouvernement français, c'est d'abord contre les forces nationalistes que la lutte est engagée.

"Cette année va être une année de bagarre. De bagarre politique et pacifique mais une bagarre, avec une échéance majeure, pas uniquement pour nous mais pour l'avenir de plus de 400 millions d'Européens", a-t-il dit.

"Il nous reviendra de rassembler ceux qui veulent livrer ce combat avec nous, en France et en Europe."

Des propos qui font écho au désir du président français de bâtir une plateforme "progressiste" à la fin de l'année ou au tout début de l'année prochaine en vue du scrutin prévu le 26 mai en France.

Après l'annonce du président du groupe libéral et démocrate au Parlement, Guy Verhofstadt, qu'il souhaitait s'allier à Emmanuel Macron en vue de former un seul groupe politique à l'issue du scrutin?, le délégué général de La République en Marche (LaRem), Christophe Castaner, avait pourtant déclaré dimanche à Reuters : "Pas du tout, nous ne sommes pas dans une logique d'alliance."

Selon Edouard Philippe, les lignes de force de son camp pour la future campagne seront la paix et la prospérité, la lutte contre le réchauffement climatique, la régulation financière, la justice sociale, la sécurité, la lutte contre l'immigration illégale et la protection des frontières de l'Union.

"La seule vraie question à ce stade pour l'Europe, c'est to be or not to be" (être ou ne pas être), a-t-il ajouté, citant William Shakespeare.

"Et comme nous voulons qu'elle vive, qu'elle existe, qu'elle soit forte, nous aurons besoin d'alliés qui pensent comme nous et peut-être même un peu différemment de nous, en France et dans l'Union européenne, mais qui partagent nos convictions profondes, c'est comme ça que nous remporterons cette bataille."

(Elizabeth Pineau à Tours et Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Sophie Louet)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com