Edouard Philippe lance "Horizons", son parti politique

Edouard Philippe lance "Horizons", son parti politique
Edouard Philippe lance 'Horizons', son parti politique
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PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre français Edouard Philippe a lancé ce samedi "Horizons", son propre mouvement politique tout en s'engageant à soutenir la réélection du président en exercice, Emmanuel Macron.

Au cours d'un discours prononcé au Havre (Seine-Maritime) en présence de dizaines d'élus locaux et de l'ancien ministre de l'Intérieur et actuel président du groupe LaRem, Christophe Castaner, l'ancien chef du gouvernement a détaillé plusieurs axes qui devront selon lui être au centre des préoccupations de son mouvement avec, de l'avis de certains observateurs politiques et dirigeants de la majorité, 2027 en ligne de mire.

S'efforçant d'évacuer l'idée -répandue à LaRem- selon laquelle la création de ce parti politique est dirigée contre Emmanuel Macron, Edouard Philippe, a glissé en guise de propos liminaire qu'il n'était pas "en train de critiquer ce qui se fait aujourd'hui".

"Je ne suis pas en train de critiquer le gouvernement actuel. Je ne suis certainement pas en train de critiquer le président", a dit celui qui occupa Matignon de 2017 à 2020.

"Mon objectif c'est de construire un socle de stabilité sur lequel le président de la République pourra continuer à agir dans les années qui viennent", a-t-il plus tard affirmé.

Selon lui, le premier défi auquel il faudra répondre est celui de l'ordre, "dans les comptes et dans les rues".

"Un pays qui n'est pas capable de mettre de l'ordre dans ses comptes est un pays qui s'abandonne", a-t-il ajouté, citant l'ancien président du Conseil Pierre Mendès-France.

L'ORDRE DANS LES COMPTES ET DANS LES RUES

"Le premier sujet à régler, c'est la question des retraites", a lancé celui qui aura 51 ans le mois prochain, rappelant qu'il s'agissait du premier poste de dépense publique, réclamant une modernisation du système de retraite et réaffirmant qu'il fallait se préparer à repousser la date de l'âge à "65, 66, 67 ans...".

Sujet sensible, la réforme des retraites promise par le président Emmanuel Macron est au point mort et nul ne sait si sa mise en oeuvre interviendra avant la présidentielle d'avril prochain.

Le Premier ministre actuel, Jean Castex, a pour sa part déclaré début septembre que les conditions n'étaient "toujours pas réunies" pour l'engager.

Mais pour Edouard Philippe, "l'ordre ce n'est pas seulement dans les comptes, c'est aussi dans la rue" et il faut pour le rétablir relever considérablement le financement de la justice.

"Si je devais identifier le maillon le plus faible de cette chaîne qui doit nous permettre de ramener l'ordre, c'est probablement celui de la justice. Ce n'est pas très surprenant car nous avons désinvesti dans notre système judiciaire", a-t-il dit, rappelant que la France n'y consacrait que 69,50 euros par habitant contre 130 euros en Allemagne.

Tout en concédant être arrivé "tard" dans le débat de la transition écologique, l'ancien Premier ministre a plaidé pour une "préservation des ressources et une décarbonation de la société" avec un mix énergétique dans lequel le nucléaire doit selon lui conserver une part prépondérante.

(Nicolas Delame)

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