EDF : D'autres arrêts de réacteurs pour des contrôles sont possibles, annonce l'ASN

EDF : D'autres arrêts de réacteurs pour des contrôles sont possibles, annonce l'ASN
EDF : D'autres arrêts de réacteurs pour des contrôles sont possibles, annonce l'ASN
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PARIS (Reuters) - EDF procédera d'ici à la fin du mois de janvier à la relecture de documents de contrôle du parc nucléaire français afin de déterminer si les problèmes de corrosion détectés sur cinq réacteurs peuvent en concerner d'autres, a indiqué vendredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Ce travail permettra ensuite au groupe d'établir un programme de vérifications pouvant nécessiter des arrêts non programmés de réacteurs, a également déclaré à Reuters Julien Collet, directeur général adjoint de l'ASN.

EDF a annoncé jeudi qu'un réacteur de la centrale de Penly (Seine-Maritime) était concerné par un problème de corrosion sur un système de sécurité déjà détecté ou soupçonné sur quatre autres réacteurs actuellement à l'arrêt.

Ce problème a conduit le groupe à prolonger la durée d'arrêt des cinq réacteurs et à abaisser à 300-330 térawatts-heure (TWh), contre 330-360 TWh, son estimation de production nucléaire pour 2022.

"EDF a engagé la relecture de tous les contrôles qui ont été réalisés lors des visites décennales (de réexamens périodiques, NDLR) sur l'ensemble des réacteurs du parc", a indiqué Julien Collet.

"Ce travail va servir à établir une stratégie de contrôle des autres réacteurs (...), il va être mené d'ici à la fin du mois de janvier", a précisé le directeur général adjoint de l'ASN.

"Il y aura très certainement des contrôles à réaliser dans les prochains mois. (Certains) pourront être faits au cours des arrêts normaux - des réacteurs vont réaliser des visites décennales et évidemment ceux-là feront l'objet de contrôles spécifiques. La question qu'il faudra regarder au travers du programme de contrôle, c'est la nécessité de devoir procéder à des arrêts anticipés ou hors du calendrier prévu."

Contrairement à ce que le groupe avait fait pour ses quatre réacteurs de 1.450 mégawatts (MW), EDF n'a pas décidé d'arrêter les onze autres unités de 1.300 MW du parc français du même modèle que celle de Penly sur laquelle des problèmes de corrosion ont été détectés.

Selon l'ASN, cette décision s'explique par le fait que le groupe disposait pour ses réacteurs de 1.450 MW d'indices laissant supposer que le problème de corrosion les concernait tous.

La faible disponibilité du parc nucléaire fragilise la sécurité d'approvisionnement en électricité de la France cet hiver et intervient alors que le gouvernement a décidé de mettre le groupe à contribution pour limiter la hausse des tarifs réglementés de l'électricité (TRV) à 4% au 1er février.

Vendredi, en début de séance, l'action EDF chutait de plus de 20%.

(Reportage Benjamin Mallet, rédigé par Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame et Blandine Hénault)

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