»
»
»
Consultation

Deux interpellés du 1er-Mai en détention provisoire

Deux interpellés du 1er-Mai en détention provisoire
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Deux personnes arrêtées en marge de la manifestation parisienne du 1er-Mai, perturbée par des incidents attribués à 1.200 militants de la mouvance "black bloc", ont été placées jeudi en détention provisoire en attendant leur jugement, le 30 mai.

Les deux prévenus, une femme et un homme interpellés au même moment, ont donné de fausses identités lors de leur garde à vue avant de se présenter à l'audience en comparution immédiate comme Andréa F., née en 1991, et Olivier M., né en 1993.

Ce dernier portait avec lui trois paires de ciseaux et trois massettes au moment de son arrestation. Tous deux ont dit s'être présentés sous de faux noms "sous le coup de la panique". Ils ont par ailleurs demandé un délai supplémentaire pour préparer leur défense.

Dans ses réquisitions, le ministère public a réclamé leur placement en détention provisoire car, a-t-il justifié, "leurs déclarations n'ont pu faire l'objet d'aucune vérification" et "pour éviter le renouvellement des faits".

La présidente a fixé au 30 mai la date du jugement - comme pour trois autres prévenus qui, pour leur part, ont quitté jeudi le tribunal sans passer par la prison. Un sixième est convoqué devant le tribunal le 12 juin.

Au total, la police a interpellé lundi près de 300 personnes en marge du cortège parisien et 109 ont été placées en garde à vue avant de passer, pour certaines d'entre elles, en jugement en comparution immédiate.

Trente-quatre mis en cause majeurs devaient être déférés en vue d'une présentation au parquet vendredi, a-t-on appris de source judiciaire.

La préfecture de police a fait état de six véhicules incendiés et de 31 commerces détruits ou endommagés lundi dans l'Est de Paris.

Ces violences ont déclenché une polémique sur la réaction des forces de l'ordre, la droite dénonçant par la voix de Laurent Wauquiez une "faillite de l'Etat régalien" et l'extrême droite, par le biais de Marine Le Pen, un "laxisme du pouvoir" et une "mansuétude" à l'égard de "milices d'extrême gauche".

L'exécutif s'est défendu de toute défaillance dans le dispositif de sécurité prévu ce jour-là.

(Simon Carraud, édité par Julie Carriat)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com