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Date butoir pour la vente des puces Toshiba, IPO possible

Date butoir pour la vente des puces Toshiba, IPO possible
Crédit photo © Reuters

par Makiko Yamazaki et Taro Fuse

TOKYO (Reuters) - Toshiba doit obtenir ce vendredi le feu vert des autorités chinoises de la concurrence pour vendre sa division de semi-conducteurs, faute de quoi il pourrait être amené à étudier d'autres options comme une introduction en Bourse de ses puces.

Le deuxième producteur de mémoires Nand derrière Samsung Electronics a signé l'an dernier un accord de 2.000 milliards de yens (15,4 milliards d'euros) pour céder sa division semiconducteurs à un consortium emmené par le fonds Bain Capital au terme de tractations aux multiples rebondissements, pour couvrir des dettes évaluées à plusieurs milliards de dollars de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse, en dépôt de bilan.

Le groupe japonais a prévu de finaliser cette vente d'ici le 31 mars, fin de son exercice fiscal annuel. En septembre, il a fait savoir qu'une approbation des autorités de la concurrence avant le 23 mars était nécessaire pour respecter cette échéance.

Toutefois, la cession du pôle mémoires ne s'impose plus comme une nécessité absolue, le conglomérat ayant prévu de renouer avec le bénéfice et étant parvenu à lever 600 milliards de yens auprès d'investisseurs étrangers, réduisant ainsi le risque d'une radiation de la Bourse de Tokyo.

Une source proche du dossier a jugé faible la probabilité de boucler la vente avant la fin du mois, car les autorités chinoises ne sont pas encore prononcées sur cette cession.

Une autre a fait remarquer que le feu vert doit être donné au plus tard au début de la semaine prochaine, voire ce vendredi, pour respecter la date butoir.

Si ce délai n'est pas respecté, Toshiba a la possibilité de dénoncer sans pénalités l'accord conclu avec Bain, ont déclaré les sources.

Le conglomérat pourrait alors abonder dans le sens des investisseurs activistes qui s'opposent à une cession de la division, estimant que son prix est sous-évalué, ajoutent les sources.

Argyle Street Management, un fonds spéculatif basé à Hong Kong avec 1,2 milliard de dollars (979 millions d'euros) d'actifs sous gestion, s'est prononcé en décembre contre la vente, du fait de l'augmentation de capital réalisée, et a prôné au contraire une introduction en Bourse.

Un porte-parole de Toshiba a fait savoir que le groupe poursuivait ses efforts pour finaliser l'accord d'ici la fin du mois. Bain s'est abstenu de tout commentaire.

Sollicité, le ministère chinois du Commerce n'a pas répondu dans l'immédiat.

L'action Toshiba a fini en baisse de 2,5% vendredi à la Bourse de Tokyo.

(Claude Chendjou pour le service français, édité par Juliette Rouillon)


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