Covid-19 : Des agents du RAID et du GIGN en Guadeloupe, où les tensions persistent

Covid-19 : Des agents du RAID et du GIGN en Guadeloupe, où les tensions persistent
Covid-19 : Des agents du RAID et du GIGN en Guadeloupe, où les tensions persistent
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a opposé sa "fermeté" aux violences qui secouent la Guadeloupe, annonçant l'envoi d'une cinquantaine d'agents du GIGN et du RAID, tout en invitant au dialogue pour sortir de la crise liée aux mesures sanitaires contre le COVID-19.

La mobilisation dans le département d'outre-mer contre le pass sanitaire et l'obligation faite aux personnels soignants de se vacciner a dégénéré en violences cette semaine, après l'appel à la résistance lancé lundi par un collectif de syndicats et d'organisations citoyennes.

Face aux "mouvements sociaux" et "actes de vandalisme", le préfet de Guadeloupe a décidé vendredi d'instaurer un couvre-feu, qui a pris effet immédiatement entre 18h00 et 05h00, heure locale.

Les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et des Outre-mer, Sébastien Lecornu, avaient annoncé pour leur part l'envoi de 200 policiers et gendarmes en renfort "dans les prochains jours".

Samedi, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise au ministère de l'Intérieur, au lendemain d'une seconde nuit consécutive d'émeutes, Gérald Darmanin a annoncé le déploiement d'"une cinquantaine d'agents du GIGN et du RAID, puisque nous avons constaté que non seulement le désordre existait, mais qu'en plus des tirs à balles réelles ont pu avoir lieu contre des agents de la force publique, notamment des gendarmes".

2.250 POLICIERS ET GENDARMES

Le ministre a également dénoncé "des pillages qui n'ont rien à voir avec la contestation sanitaire."

Le RAID est une unité d'élite de la police nationale, son pendant au sein de la gendarmerie est le GIGN. Ces deux unités sont plus particulièrement spécialisées dans les prises d'otages et la lutte antiterroriste.

"Le premier message est celui de la fermeté de l'Etat", a souligné Gérald Darmanin, précisant que les forces de l'ordre avaient procédé à 31 interpellations depuis vendredi.

Au total, 2.250 policiers et gendarmes seront opérationnels en Guadeloupe. "Des avions sont partis" de la métropole, a dit le ministre.

Sébastien Lecornu a promis pour sa part l'ouverture d'un dialogue. Le Premier ministre Jean Castex recevra lundi soir "à leur demande, l'ensemble des élus de la Guadeloupe", au côté des ministres de la Santé et des Outre-mer.

Un dialogue social se poursuivra également entre le ministère de la Santé et les personnels soignants, ainsi qu'avec les pompiers, a-t-il indiqué.

Les écoles ont été fermées vendredi en Guadeloupe et des barrages routiers entravent l'activité sur l'île. Les autorités ont fait état d'incendies volontaires, d'actes de vandalisme et de pillages, à Pointe-à-Pitre notamment.

Le préfet Alexandre Rochatte a précisé dans un communiqué que les forces de l'ordre avaient été la cible de jets de pierres et de tirs de mortier.

Le député La République en marche de Guadeloupe, Olivier Serva, a évoqué une "situation insurrectionnelle".

(Rédigé par Sophie Louet)

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