Coronavirus : La ville de Pékin dément les rumeurs d'un confinement imminent

Coronavirus : La ville de Pékin dément les rumeurs d'un confinement imminent
Coronavirus : La ville de Pékin dément les rumeurs d'un confinement imminent
Crédit photo © Reuters

par Brenda Goh et Martin Quin Pollard

SHANGHAI/PEKIN (Reuters) - Les autorités de Pékin ont tenté jeudi de couper court aux rumeurs d'un confinement imminent qui se sont emparées de la capitale chinoise, incitant des habitants à se ruer dans les magasins pour s'approvisionner.

Pékin recense quotidiennement quelques dizaines de nouveaux cas de contamination par le virus SARS-CoV-2, bien moins que les centaines enregistrées à Shanghaï, la capitale économique du pays soumise à un strict confinement depuis six semaines.

Mais face à la politique du "zéro-COVID" conduite par les autorités, visant à supprimer toute source de contamination par des restrictions draconiennes, les habitants de Pékin s'inquiètent des dernières mesures prises localement, comme la suspension des transports par taxi dans les quartiers de la ville les plus touchés par l'épidémie.

Certains supermarchés ont même été pris d'assaut jeudi soir avant une conférence de presse des autorités municipales.

Face à la presse, les responsables de la municipalité ont démenti l'instauration d'un confinement et lancé un appel contre les "achats de panique", tout en exhortant les habitants à rester chez eux et en annonçant une nouvelle campagne massive de dépistage dans la majeure partie de la capitale.

Au niveau national, les autorités ont annoncé qu'elles allaient limiter "strictement" les voyages non essentiels des ressortissants chinois à l'étranger. La plupart des vols internationaux à destination ou en provenance de la Chine ont été annulés au cours des deux années écoulées.

A Shanghaï, où les restrictions sanitaires ont été renforcées ces derniers jours dans l'espoir d'éradiquer le virus d'ici la fin du mois, deux nouveaux cas ont été détectés le 11 mai lors d'une campagne de dépistage en dehors des zones soumises au confinement le plus strict, dans des quartiers baptisés "zéro-COVID" car n'ayant enregistré aucun cas de transmission pendant trois jours consécutifs.

La forte contagiosité du variant Omicron du SARS-CoV-2 explique notamment les difficultés des autorités à lutter contre l'épidémie en dépit de la politique "zéro COVID" et des restrictions sociales très sévères imposées dans le pays depuis l'apparition du virus à Wuhan, dans le centre de la Chine, à la fin 2019.

Dans l'ensemble, en comptant les zones de quarantaine, Shanghaï a enregistré jeudi un millier de cas de contamination en 24 heures, nettement en dessous des pics atteints il y a quelques semaines.

(Reportage Brenda Goh et Wang Yifan à Shanghaï, Martin Quin, Ellen Zhang, Albee Zhang, Eduardo Baptista et Ryan Woo Pollarder à Pékin, avec la contribution des bureaux de Reuters à Shanghaï et Pékin; version française Diana Mandiá et Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

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