Coronavirus : La question de la vaccination pourrait se reposer à l'automne en cas de nouvelle vague, dit Véran

Coronavirus : La question de la vaccination pourrait se reposer à l'automne en cas de nouvelle vague, dit Véran
Coronavirus : La question de la vaccination pourrait se reposer à l'automne en cas de nouvelle vague, dit Véran
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La France, qui s'apprête à lever l'obligation du port du masque dans les transports en communs avec la baisse de la circulation du coronavirus responsable du COVID-19, pourrait réinstaurer des mesures de freinage de l'épidémie, voire un rappel vaccinal en cas de nouvelle vague épidémique à l'automne, a prévenu jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

"Il peut arriver cet automne une vague épidémique qui nécessitera alors peut-être de se reposer la question d'une vaccination des plus fragiles ou de la population, et éventuellement le masque si c'était nécessaire", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC.

"Je souhaite qu'on soit libérés de ce COVID, mais si j'écoute les spécialistes français et internationaux, ils nous disent qu'il y aura d'autres variants qui apparaîtront", a-t-il expliqué.

"A priori ils seraient plutôt issus des cousins germains du variant Omicron, c'est-à-dire que notre protection collective resterait forte et donc nous préserverait de vagues intenses", mais les autorités se tiendront prêtes à adapter le cadre sanitaire en fonction de la situation épidémiologique, a-t-il souligné.

Dans un contexte de net ralentissement de l'épidémie en France, où le taux de couverture de la population totale avec un schéma vaccinal complet s'établit à 79,3% selon la Direction générale de la santé, le gouvernement français a annoncé mercredi la levée de l'obligation du port du masque dans les transports en commun à compter du lundi 16 mai.

A ce stade, le port du masque et le pass sanitaire restent cependant de rigueur dans les Ehpad et établissement de santé.

La réintégration des personnels soignants suspendus parce qu'ils avaient refusé la vaccination anti-COVID-19, évoquée par Emmanuel Macron fin avril, n'est en revanche pas encore de rigueur, a rappelé Olivier Véran.

"Le virus circule encore suffisamment pour que statistiquement le risque qu'un soignant non vacciné (...) transmette le virus (soit) suffisamment élevé pour que nous ne levions pas l'obligation vaccinale", a souligné Olivier Véran en rappelant que le nombre de nouvelles contaminations s'élève désormais "encore à 40.000 contaminations par jour".

Le ministre a cependant saisi la Haute autorité de santé (HAS) pour qu'elle se prononce sur ce sujet. "Nous nous reposerons la question tant que nécessaire", a-t-il assuré.

(Rédigé par Myriam Rivet, avec Tangi Salaün, édité par Jean-Michel Bélot)

click here for restriction
©2022 Reuters
Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !