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Coronavirus : La fermeture des écoles aura un impact sur le PIB mondial, selon l'OCDE

Coronavirus : La fermeture des écoles aura un impact sur le PIB mondial, selon l'OCDE
Crédit photo © Reuters

par Christian Lowe

PARIS (Reuters) - L'impact de l'épidémie de coronavirus sur la scolarité pourrait se traduire par une baisse de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial en moyenne pour le reste de ce siècle, a déclaré mardi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport intitulé "Regards sur l'éducation".

Pour les Etats-Unis, cela représente une perte économique de 15.300 milliards de dollars, a calculé l'organisation, ajoutant que ce montant est susceptible d'augmenter si de nouvelles perturbations sont enregistrées dans l'éducation l'année prochaine.

"Les pertes enregistrées en matière d'apprentissage entraîneront des pertes en termes de compétences, et les qualifications ont un impact sur la productivité", écrit l'OCDE dans son rapport.

Pour enrayer la propagation de l'épidémie de COVID-19, beaucoup de pays dans le monde ont décidé de fermer les écoles, pendant environ 10 semaines dans la plupart des cas, soit le tiers de l'année scolaire.

Cette fermeture a creusé les inégalités, les enfants disposant d'un ordinateur, d'un accès internet et d'un accompagnement familial étant à même de mieux s'en sortir que les enfants issus des familles défavorisées.

"Le renforcement des systèmes éducatifs doit être au coeur des plans des gouvernements pour sortir de cette crise et doter les jeunes des compétences et des qualifications dont ils ont besoin pour réussir", écrit le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, cité dans le rapport.

"Il est essentiel de tout mettre en oeuvre pour que la crise n'accentue pas les inégalités en matière d'éducation qui ont été décelées dans de nombreux pays", souligne-t-il.

L'OCDE invite en outre les pouvoirs publics à redoubler d'efforts pour rendre l'enseignement et les qualifications professionnels plus attrayants pour les jeunes.

Alors que la croissance économique ralentit, l'organisation juge essentiel que les dépenses publiques à long terme consacrées à l'éducation restent une priorité afin de "bâtir une société plus résiliente".

(version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)


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