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Chez Tata Steel Europe, l'accord avec Thyssenkrupp toujours en débat

Chez Tata Steel Europe, l'accord avec Thyssenkrupp toujours en débat

Crédit photo © Reuters

LONDRES/FRANCFORT (Reuters) - Les représentants syndicaux de la branche européenne de Tata Steel ne sont toujours pas convaincus par le projet de coentreprise avec Thyssenkrupp et déclarent que de nombreux détails doivent encore être clarifiés avant donner leur aval.

Ces propos tenus lundi par le comité d'entreprise européen (EWC) de Tata Steel Europe menacent de retarder la signature de l'accord de coentreprise dans l'acier avec le groupe allemand, une opération qui n'a pas encore été finalisée en raison de l'opposition des salariés aux Pays-Bas.

"EWC reconnaît qu'il y a une logique industrielle à ce projet de coentreprise, mais avec les questions toujours en suspens, EWC n'est toujours pas convaincu que cette association avec Thyssenkrupp réponde au mieux aux intérêts des opérations de Tata Steel Europe et des salariés que nous représentons", déclare l'organisation dans un communiqué.

Thyssenkrupp avait dit en mai espérer pouvoir signer l'accord avec Tata Steel, annoncé en septembre dernier, au premier semestre 2018. De son côté, le groupe indien avait également confirmé ce calendrier.

Ce rapprochement des activités des deux groupes en Europe donnerait naissance au numéro deux de la sidérurgie du Vieux Continent derrière ArcelorMittal, avec un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros.

EWC a indiqué que Thyssenkrupp avait refusé d'expliquer à ses conseillers ses objectifs concernant cette coentreprise, ajoutant que la structure financière de l'opération était "encore en chantier".

Un porte-parole de Tata Steel a dit à Reuters: "Nous allons poursuivre un dialogue constructif avec nos représentants du personnel tout au long du processus de création de cette future coentreprise."

Les représentants des salariés néerlandais de Tata Europe avaient déclaré en avril avoir encore "des réserves majeures" sur la coentreprise, même si Tata avait promis de limiter les suppressions d'emploi et d'octroyer un statut indépendant aux activités aux Pays-Bas au sein de la nouvelle entité.

(Maytaal Angel et Christoph Steitz; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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