Burkina Faso : 3 soldats et onze insurgés tués dans le Nord

Burkina Faso : 3 soldats et onze insurgés tués dans le Nord

OUAGADOUGOU, 25 novembre (Reuters) - Trois soldats burkinabés et 11 insurgés ont péri mercredi dans le nord du Burkina Faso où des combattants armés ont attaqué les forces gouvernementales, ont annoncé les autorités ce jeudi.

"Un détachement de l'armée à Thiou, dans la région de Yatenga, a été la cible d'une attaque commise par des individus armés. Onze terroristes ont été neutralisés. Toutefois, trois soldats sont tombés pendant les combats et des dizaines ont été blessés", a dit l'armée dans un communiqué.

Cette attaque est la troisième depuis le 14 novembre, date à laquelle plus de 60 militaires et plus d'une dizaine de civils ont été tués, provoquant la colère de l'opinion publique et conduisant à des appels à la démission du président Roch Marc Kaboré.

L'opposition a appelé à l'organisation de manifestations samedi pour dénoncer l'incapacité du gouvernement à mettre fin à l'insurrection islamiste qui sévit depuis quatre ans dans la région.

La colère de la population vise également l'armée française qui a déployé des milliers de ses soldats dans la région du Sahel pour y combattre les insurgés.

A Kaya, dans la région Centre-Nord, des centaines de manifestants ont bloqué un convoi militaire français qui se rendait au Niger. Ce convoi n'a toujours pas pu quitter le pays en dépit des appels du gouvernement à le laisser circuler.

La France, qui est engagée dans la région depuis 2013, a annoncé en juin une refonte de l'opération Barkhane, provoquant l'ire de Bamako qui a dénoncé un "abandon en plein vol" et envisage de se tourner vers la société de sécurité privée russe Wagner.

Paris assure qu'il ne se désengage en rien de la lutte antiterroriste mais les populations, lasses des violences de groupes affiliés au groupe Etat islamique ou à Al-Qaïda - singulièrement au Burkina Faso et au Niger - dénoncent l'impuissance présumée des forces internationales et protestent contre leur présence. (Thiam Ndiaga; version française Nicolas Delame, édité par Jean-Michel Bélot)

click here for restriction
©2021 Reuters
Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !