Berlusconi affirme que Poutine a envahi l'Ukraine pour placer des "personnes décentes" au pouvoir

Berlusconi affirme que Poutine a envahi l'Ukraine pour placer des "personnes décentes" au pouvoir

ROME, 23 septembre (Reuters) - L'ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi a déclaré que le président russe Vladimir Poutine avait été "poussé" à envahir l'Ukraine et qu'il souhaitait placer des "personnes décentes" au pouvoir à Kyiv, s'attirant ainsi de vives critiques avant les élections italiennes.

Le dirigeant italien, dont le parti Forza Italia appartient à une coalition de droite qui devrait remporter les élections générales dimanche, est un ami de longue date de Vladimir Poutine et ses commentaires sont susceptibles d'alarmer les alliés occidentaux.

"(Vladimir) Poutine a été poussé par le peuple russe, par son parti, par ses ministres à mettre sur pied cette opération spéciale", a déclaré Silvio Berlusconi à la télévision publique italienne RAI jeudi en fin de journée, reprenant la formulation officielle russe pour désigner la guerre.

Le plan de la Russie était à l'origine de conquérir Kyiv "en une semaine", et de remplacer le président ukrainien démocratiquement élu Volodimir Zelensky par "un gouvernement de personnes décentes" et de partir "en une autre semaine", a-t-il ajouté.

"Je n'ai même pas compris pourquoi les troupes russes se sont déployées en Ukraine alors que, selon moi, elles n'auraient dû rester qu'autour de Kyiv", a déclaré Silvio Berlusconi, 85 ans, qui a un jour décrit Vladimir Poutine comme un frère cadet.

Les objectifs de guerre déclarés par Vladimir Poutine ont varié au cours du conflit qui fait rage depuis sept mois. Aujourd'hui, il affirme que le principal objectif est de sécuriser la région du Donbass, partiellement contrôlée par les séparatistes pro-russes.

Confronté à une large condamnation de la part de ses opposants, Silvio Berlusconi a publié une déclaration vendredi dans laquelle il affirme que son point de vue a été "trop simplifié".

"L'agression contre l'Ukraine est injustifiable et inacceptable, la position (de Forza Italia) est claire. Nous serons toujours avec l'UE et l'Otan", a-t-il déclaré. (Reportage Alvise Armellini et Angelo Amante, version française Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)

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