Au moins 12 morts dans une embuscade en République centrafricaine

Au moins 12 morts dans une embuscade en République centrafricaine
Au moins 12 morts dans une embuscade en République centrafricaine
Crédit photo © Reuters

BANGUI, République centrafricaine (Reuters) - Au moins 12 personnes ont été tuées en République centrafricaine (RCA) dans une embuscade tendue mardi par des combattants rebelles, qui ont incendié trois semi-remorques transportant des passagers depuis une capitale régionale, a déclaré un responsable local.

Les véhicules roulaient vers la petite ville d'Alindao depuis Bambari lorsque des militants liés à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont lancé une attaque à partir de la forêt, a indiqué mercredi le préfet de la Ouaka.

"C'est très malheureux parce que des innocents ont perdu la vie", a souligné Victor Bissekoin. "Le bilan provisoire est de 12 morts et plusieurs blessés, et il est probable que les blessés meurent."

Médecins Sans Frontières (MSF), qui soutient le principal hôpital de Bambari, a indiqué que l'établissement avait reçu 15 cadavres et sept personnes blessées par balle dans l'embuscade.

Parmi les victimes figurerait un enfant de cinq ans.

"MSF n'a aucune information sur l'incident qui a fait des morts et des blessés, mais nous sommes préoccupés par l'impact sur les civils des violences en cours en RCA", a précisé l'organisation médicale dans un communiqué.

Des images ont révélé en ligne la cabine carbonisée de l'un des semi-remorques entouré des corps non brûlés d'au moins dix victimes de l'embuscade, suggérant que celles-ci n'auraient pas trouvé la mort dans l'incendie.

Reuters n'a cependant pas pu en vérifier l'authenticité, et les partisans du CPC n'ont pas pu être joints pour commenter.

Un représentant de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé que l'attaque avait eu lieu, mais n'a pas fourni plus de détails.

Riche en diamants et en or, la RCA a connu des épisodes d'extrême violence depuis l'éviction en 2013 de l'ancien président du pays François Bozizé, contraignant des centaines de milliers de personnes à fuir.

Les affrontements actuels entre une coalition de milices et l'armée nationale ont été provoqués par la décision de la Cour constitutionnelle en décembre dernier d'invalider la candidature de l'ex-dirigeant à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à Faustin-Archange Touadéra, réélu avec près de 54%.

(Reportage Judicaël Yongo, rédigé par Cooper Inveen, version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot)

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