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Aide humanitaire et munitions arrivent à Nahr el Bared au Liban

Aide humanitaire et munitions arrivent à Nahr el Bared au Liban

par Nazih Siddiq

NAHR AL-BARED, Liban (Reuters) - Trois camions de vivres affrétés par le CICR sont arrivés samedi dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al Bared, au Nord-Liban, où l'armée libanaise continue à affronter le Fatah al Islam avec l'aide matérielle des Etats-Unis.

Le Comité international de la Croix-rouge a également livré 30 tonnes de nourriture à 12.000 déplacés qui ont fui les combats à Nahr el Bared pour se réfugier dans un camp voisin.

Un convoi de 12 camions fourni par les Emirats arabes unis a par ailleurs commencé à distribuer de l'aide. Quelque 10.000 réfugiés se trouvent encore dans le camp.

Les Etats-Unis ont continué samedi à fournir des munitions au Liban, dont l'armée peine à s'imposer face aux activistes bien équipés du Fatah al Islam, qui ont promis une lutte à mort.

L'organisation affirme dans un communiqué que les Etats-Unis ont notamment fourni au Liban des gaz innervants et des bombes à fragmentation. "S'ils utilisent des armes non conventionnelles contre nous, nous répondrons partout avec des attaques non conventionnelles", dit-elle dans ce communiqué lu par un porte-parole, Abou Salim Taha.

Un porte-parole de l'armée libanaise a déclaré n'avoir rien à répondre à "ces allégations qui ne méritent pas qu'on les commente".

Trois avions-cargos de l'armée de l'air américaine ont atterri à l'aéroport de Beyrouth et livré des munitions et du matériel pour l'armée, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

UNE SITUATION "TRAGIQUE"

Six avions transportant une aide militaire fournie par les Etats-Unis et des pays arabes étaient arrivés vendredi.

Ces livraisons avaient été promises il y a plusieurs mois mais ont été accélérées au vu des combats qui ont éclaté le 20 mai entre l'armée et le Fatah al Islam.

Les soldats libanais renforcent de leur côté leurs positions autour de Nahr al Bared, principale base des activistes.

Selon des sources proches des forces de sécurité, ces dernières ont perquisitionné des immeubles et des maisons à Tripoli, ville côtière voisine, et dans des villages, en quête d'activistes qui auraient pu s'échapper du camp.

Une trêve conclue entre les protagonistes tient depuis mardi dans le camp. Les combats à Nahr el Bared, les pires violences interlibanaises depuis la guerre civile de 1975-90, ont tué au moins 78 personnes - 33 soldats, 27 activistes et 18 civils.

Des milliers de personnes ayant fui les combats ont gagné un camp de réfugiés voisin, notamment. Quelque 150 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, ont quitté samedi Nahr al Bared.

"La situation à l'intérieur est tragique. Il y a des destructions à grande échelle. Nos maisons sont en ruines", a déclaré à Reuters Abdel A'al, un réfugié, en quittant le camp, qui abritait environ 40.000 personnes avant le conflit.

Les dirigeants libanais ont juré d'éliminer le Fatah al Islam, qui est dirigé par un Palestinien mais ne jouit pas d'un vaste soutien parmi les réfugiés palestiniens des camps de réfugiés au Liban, qui sont environ 400.000.

Des responsables ont dit vouloir donné aux médiateurs un délai pour convaincre les activistes de se rendre avant d'ordonner à l'armée d'intervenir dans le camp. Aux termes d'un accord remontant à 1969, l'armée libanaise n'a pas le droit de pénétrer dans les 12 camps de réfugiés palestiniens du Liban.


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