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ADP: L'opposition ne désarme pas, le Conseil constitutionnel saisi

ADP: L'opposition ne désarme pas, le Conseil constitutionnel saisi
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi avoir été saisi par des parlementaires au sujet du projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), qui intègre les dispositions contestées sur la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris).

Adopté définitivement la semaine dernière après un long parcours législatif, ce texte met sur les rails un vaste programme de cession d'actifs, dont la privatisation controversée d'ADP, contre laquelle un référendum d'initiative partagée a été engagé par près de 250 parlementaires de droite et de gauche.

Dans une saisine publiée sur leur site, des députés du groupe Les Républicains (LR) estiment que le gestionnaire des aéroports d'Orly et de Roissy, qui concentre plus de la moitié du trafic total de passagers dans les aéroports français, exploite un monopole de fait.

Soulignant l'absence de mesures remédiant à cette situation dans la loi Pacte, ils réclament l'invalidation des articles prévoyant la privatisation d'ADP, dont l'Etat détient 50,6%.

Ils estiment également que "l'impossibilité matérielle" dans laquelle se sont trouvés les députés de consulter le cahier des charges défini par le gouvernement pour encadre cette opération constitue une atteinte au "principe de clarté et de sincérité du débat parlementaire".

Le groupe socialiste à l'Assemblée compte de son côté déposer un recours le 23 avril, a-t-on appris auprès de sa présidente, la députée du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault.

Le groupe socialiste au Sénat avait fait part la semaine dernière de son intention de saisir le Conseil constitutionnel, en soulignant qu'ADP comme la Française des Jeux (FDJ) constituent des monopoles de fait qui doivent donc être la propriété de la collectivité, selon les termes de la Constitution.

Texte touffu de près de 200 articles, la loi Pacte contient différentes mesures destinées à favoriser la croissance des entreprises tout en associant davantage les salariés à leurs résultats.

Les dispositions les plus emblématiques et les plus critiquées concernent les cessions d'actifs (privatisations d'ADP et de la FDJ, diminution de la participation de l'Etat dans Engie), dont le produit doit contribuer à alimenter un fonds pour l'innovation de rupture, doté de dix milliards d'euros, ainsi qu'au désendettement.

(Myriam Rivet, avec Elizabeth Pineau, édité par Jean-Baptiste Vey)


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