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AccorHotels convoite la part de l'Etat dans Air France-KLM

AccorHotels convoite la part de l'Etat dans Air France-KLM
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - AccorHotels a confirmé dimanche une information des Echos évoquant son intérêt pour la participation de l'Etat dans le capital Air France-KLM, sans "certitude" quant à l'aboutissement des "réflexions" en cours.

Dans un communiqué, le groupe hôtelier déclare avoir repris des "réflexions" au sujet de "l'éventualité d'une prise de participation minoritaire" au capital de la compagnie aérienne franco-néerlandaise afin de "conforter un projet industriel de croissance".

Il ajoute toutefois qu'il "n'existe aucune certitude sur le fait que ces initiatives donneront lieu à un quelconque accord ou une quelconque mise en oeuvre".

Selon le quotidien économique Les Echos, l'Etat français envisagerait de se défaire "de tout ou partie" de ses 14,3% au capital d'Air France-KLM.

"Il en étudierait en tout cas sérieusement la possibilité, depuis que les dirigeants d'AccorHotels ont manifesté leur intérêt pour sa participation", ajoute le journal.

Trois scénarios seraient envisagés : le rachat par AccorHotels de la totalité des titres détenus de l'Etat ; une cession partielle ; un "swap" dans lequel l'Etat recevrait des actions AccorHotels en échange de ses titres Air France-KLM.

Dans son communiqué, AccorHotels rappelle avoir conduit à plusieurs reprises ces dernières années "des discussions avec Air France-KLM en vue de développer notamment des projets digitaux communs et une plate-forme commune de fidélisation et de services qui permettraient aux clients des deux groupes, leaders mondiaux du voyage, de bénéficier d'une offre enrichie de services autour de la mobilité à travers le monde".

"Ces réflexions comportaient l'éventualité d'une prise de participation minoritaire au capital d'Air France-KLM afin de conforter ce projet industriel de croissance", ajoute le groupe.

Contactée par Reuters, une porte-parole d'Air France n'a fait aucun commentaire.

"Aucun commentaire ce soir", a-t-on répondu également dans l'entourage du ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Le directeur général de KLM, Pieter Elbers, n'a pas non plus souhaité faire le moindre commentaire.

Le groupe Air France-KLM est déstabilisé depuis le départ de son PDG Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné le 7 mai après le rejet, par référendum, de l'accord salarial qu'il avait proposé.

(Elizabeth Pineau avec Pascale Denis, édité par Nicolas Delame)


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