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A Nice, Castex promet de combattre sans relâche l'islamisme radical

A Nice, Castex promet de combattre sans relâche l'islamisme radical
Crédit photo © Reuters

NICE (Reuters) - Jean Castex a promis de "combattre sans relâche" l'islamisme radical, samedi à Nice lors d'une cérémonie d'hommage national aux trois victimes tuées à l'arme blanche le 29 octobre dernier dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption.

"L'ennemi, nous le connaissons. Non seulement il est identifié mais il a un nom, c'est l'islamisme radical, une idéologie politique qui défigure la religion musulmane (...) pour imposer sa domination par l'obscurantisme et la haine", a déclaré le Premier ministre lors d'un discours sur la colline du Château, qui domine la préfecture des Alpes-Maritimes.

"Un ennemi que le gouvernement combat sans relâche en se donnant les moyens nécessaires et en mobilisant au quotidien l'ensemble de ses forces", a-t-il ajouté.

L'attaque de Nice a été la troisième attaque d'inspiration islamiste en un peu plus d'un mois sur le territoire français après une agression au hachoir qui a fait deux blessés devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris le 25 septembre et le meurtre par décapitation du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty le 16 octobre près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.

Elle a coûté la vie à Vincent Loquès, le sacristain de l'église, âgé de 54 ans, Simone Barreto Silva, une Brésilienne âgée de 44 ans, et Nadine Devillers, une paroissienne de 60 ans.

L'auteur de l'attaque, un ressortissant tunisien de 21 ans, grièvement blessé par les policiers municipaux, a été transféré vendredi dans un hôpital parisien.

"Ici à Nice, trois personnes ont été lâchement assassinées et une église a été ensanglantée. Ces trois personnes avaient un nom, une vie, une famille, elles sont aujourd'hui dans le coeur de tous les Français", a déclaré Jean Castex près des portraits des trois victimes.

Pour défendre sa liberté de culte, son mode de vie, sa liberté d'expression, pour lutter contre l'antisémitisme, "la République ne transige pas", a ajouté le Premier ministre en égrenant la liste des attentats commis en France depuis les tueries perpétrées par Mohammed Merah en 2012.

C'est cette France "ouverte, diverse et accueillante que l'islamisme radical cherche à abattre (...) que nous ne laisserons pas défigurer", a-t-il insisté.

Avant lui, le maire LR de Nice Christian Estrosi avait appelé à "entrer en résistance" contre la "barbarie".

"Nous avons besoin maintenant non pas seulement d'un hommage, mais aussi de moyens forts, opérationnels, immédiats pour mettre un terme à cette menace. C'est une volonté politique forte que nous espérons", a dit Christian Estrosi sous les yeux de son ancien mentor Nicolas Sarkozy, présent lors de la cérémonie.

(Jean-Stéphane Brosse)


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