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7 millions de personnes frappées par la précarité énergétique

7 millions de personnes frappées par la précarité énergétique
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Près de sept millions de personnes sont touchées en France par la précarité énergétique, qui pousse trois ménages sur dix à se restreindre sur le chauffage, selon des chiffres publiés vendredi par l'Observatoire de la précarité énergétique.

L'ampleur du phénomène est telle que le chèque énergie, attribué aux plus modestes, ne suffit pas à le résorber, d'après une étude de l'Observatoire, qui associe notamment l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), EDF, Engie et le ministère de la Transition écologique.

Il faudrait idéalement porter cette aide à 710 euros en moyenne par an pour les ménages modestes, pour un montant total de 3,1 milliards d'euros, toujours selon cette étude.

Or le montant moyen de ce coupon, qui sert entre autres à régler les factures d'électricité ou de gaz, s'est élevé à 150 euros par ménage en 2018 et il passera, selon la promesse du gouvernement, à 200 euros l'an prochain.

Le nombre de bénéficiaires doit en outre augmenter de 3,6 millions cette année à plus de 5,5 millions en 2019, comme s'y engagé l'exécutif dans le cadre d'un plan présenté la semaine dernière pour tenter d'apaiser la colère des "Gilets jaunes" contre la hausse du prix des carburants.

Selon le baromètre 2018 du médiateur national de l'énergie, 30% des Français ne se sont pas chauffés comme ils le voulaient pour éviter des factures trop lourdes et 15% ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement au cours du dernier hiver.

En 2017, près de 12% des ménages ont consacré plus de 8% de leurs revenus à leurs factures d'énergie pour le logement - le critère retenu pour les considérer comme en état de précarité -, "soit 3,3 millions de ménages ou 6,7 millions de personnes", précise l'Observatoire dans un communiqué.

Le phénomène a légèrement diminué depuis 2013, poursuit l'institution, mais cette baisse est due principalement à la météo, plus douce durant l'hiver 2017 que quatre ans plus tôt.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)


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