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11 cas de "bébés sans bras" identifiés dans l'Ain

11 cas de "bébés sans bras" identifiés dans l'Ain
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - L'agence Santé publique France a annoncé mardi avoir identifié onze cas supplémentaires de nourrissons nés sans bras ou sans mains dans le département de l'Ain entre 2000 et 2014, en plus des sept déjà constatés.

L'agence a été chargée conjointement avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) par le ministère des Solidarités et de la Santé de faire la lumière sur les cas anormaux d'agénésies transverses (réductions de membres supérieurs) constatés dans le Morbihan, en Loire-Atlantique et dans l'Ain.

Une première enquête n'avait pas permis de trouver de cause expliquant les malformations dans les deux départements de l'Ouest et avait conclu au début du mois qu'il n'existait, dans l'Ain, "pas d'excès de cas" par rapport à la normale.

"On ne peut pas se satisfaire de dire 'on n'a pas trouvé de causes', c'est insupportable", avait déclaré la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, le 21 octobre, pour justifier l'ouverture d'une deuxième enquête.

Selon Santé publique France, "il convient encore d'évaluer, parmi ces onze cas suspects de réduction de membres supérieurs, ceux qui correspondent réellement à des agénésies transverses des membres supérieurs".

Lundi, l'agence avait recensé trois cas de nourrissons nés sans bras ou sans mains entre 2007 et 2008 en Loire-Atlantique et quatre cas dans le Morbihan pour des enfants nés entre 2011 et 2013, en plus des sept cas recensés dans l'Ain.

Selon les registres, ces malformations ont une incidence en France de 1,7 cas pour 10.000 naissances, soit environ 150 cas par an. Elles peuvent être dues à plusieurs causes connues : anomalies chromosomiques, effet tératogène (qui provoque le développement de masses cellulaires anormales) de certains médicaments comme la thalidomide, ou origine mécanique pendant la grossesse.

Il existe probablement d'autres causes méconnues, notamment en lien avec l'environnement, précise l'agence.

(Caroline Pailliez, édité par Tangi Salaün)


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