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Une maison de gestion fait le point sur le resserrement monétaire en Europe et aux Etats-Unis

Une maison de gestion fait le point sur le resserrement monétaire en Europe et aux Etats-Unis
Une maison de gestion fait le point sur le resserrement monétaire en Europe et aux Etats-Unis
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — AllianceBernstein réduit pour la deuxième fois en quelques mois ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019. L'équipe de recherche de la maison de gestion ne table plus que sur une hausse du PIB européen de 1,4% l'an prochain, contre 1,6% précédemment, conséquence des craintes d'un net ralentissement de l'économie italienne au cours des prochains trimestres.

Première hausse des taux en Europe l'an prochain ou en 2020?

L'évolution de la situation de l'autre côté des Alpes constitue un casse-tête majeur pour la BCE. Mais à moins qu'il n'y ait des répercussions dans d'autres pays, les stratégistes doutent que la banque centrale ne modifie ses plans visant à mettre fin à au programme d'achat d'actifs le mois prochain. En ce qui concerne les taux, AllianceBernstein pense toujours que la BCE va commencer à relever ses taux d'intérêt au cours du second semestre 2019. Mais il s'agira probablement d'un processus très graduel et, si les perspectives venaient à se détériorer davantage, le premier resserrement pourrait facilement être décalée en 2020.

La hausse des taux se fait sentir aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la société de gestion note que l'économie est toujours vigoureuse même si l'évolution récente laisse à penser que les plus beaux jours sont probablement derrière nous. La hausse des taux d'intérêt a commencé à se faire sentir sur l'économie réelle, les marchés du logement et les ventes de voitures ralentissant. La montée des taux a également contribué de façon importante à la volatilité des marchés boursiers. Compte tenu de l'augmentation de l'inflation et des signes de plus en plus nombreux qui portent à croire qu'elle se poursuivra, AllianceBernstein estime peu probable que la Fed ralentisse le rythme de hausses des taux d'intérêt. Ce qui laisse à penser que le moindre dynamisme de la croissance et la volatilité persistante des marchés se poursuivra en 2019.

Les spécialistes de l'équipe de recherche soulignent toutefois que l'économie a été si vigoureuse au cours des derniers trimestres qu'un modeste ralentissement n'est pas une si mauvaise nouvelle en soi. Il peut rendre l'investissement plus difficile à court terme, mais il réduit également le risque d'une fin désordonnée du cycle en diminuant la probabilité de surchauffe et/ou d'apparition de bulles financières.

©2018,

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