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Transport : Norwegian Air joue sa survie en plaçant 2 filiales 'en faillite'

Transport : Norwegian Air joue sa survie en plaçant 2 filiales 'en faillite'
Transport : Norwegian Air joue sa survie en plaçant 2 filiales 'en faillite'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Norwegian Air abat ses dernières cartes. Une semaine après qu'Oslo eut refusé de lui fournir une nouvelle aide financière, la compagnie à bas-coûts a décidé de mettre 'en faillite' deux de ses principales filiales. Plus exactement, elle va utiliser une loi irlandaise similaire au chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis afin de se mettre à l'abri de ses créanciers.

"L'objectif du processus est de réduire la dette, de redimensionner la flotte et d'obtenir de nouveaux capitaux. Ce processus de réorganisation protège les actifs du groupe tout en permettant à la compagnie de se concentrer sur son changement de taille. Le processus pourrait durer jusqu'à cinq mois", explique le transporteur scandinave. Norwegian continuera d'exploiter son réseau de lignes (actuellement limité en raison de la pandémie de Covid) et le titre continuera de coter à la bourse d'Oslo.

Jacob Schram, PDG de Norwegian, a déclaré : "demander la protection de la loi irlandaise pour se réorganiser est une décision que nous avons prise pour assurer l'avenir de Norwegian au profit de nos employés, de nos clients et de nos investisseurs. Notre objectif est de trouver avec nos parties prenantes des solutions qui nous permettront d'émerger en tant que compagnie aérienne financièrement plus forte et plus sûre". Sur la base de la situation de trésorerie actuelle de Norwegian et des projections pour l'avenir, la compagnie estime qu'elle dispose de suffisamment de liquidités pour mener à bien le processus en cours.

En difficultés avant que n'éclate la plus grande crise de l'histoire du transport aérien en raison d'une dette trop élevée, Norwegian a été contraint au printemps dernier de remettre la quasi-totalité de son capital aux mains de ses créanciers afin d'accéder à un prêt de l'État d'une valeur de 3 milliards de couronnes (330 millions de dollars). En l'absence de reprise, notamment sur le marché transatlantique sur lequel il avait basé une bonne partie de son développement, le groupe a licencié la quasi totalité de ses équipes alors que seulement 6 appareils volent encore sur une flotte de 140 avions. Moins de 600 personnes travailleraient encore pour la compagnie contre plus de 10.000 en début d'année.

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