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Que faut-il attendre des marchés au premier trimestre 2019 ?

Que faut-il attendre des marchés au premier trimestre 2019 ?

Publi-rédactionnel -- En début d'année, les principaux stratèges de Wall Street publient leurs perspectives de marché et les objectifs du S&P 500 à atteindre en fin d'année. Nombre de ces analystes ont adopté une approche prudente consistant à estimer une augmentation de 6% à 12%, parce que cette fourchette est proche du gain moyen des marchés sur les 80 dernières années. Lorsque le marché est dans une correction, on préfère utiliser une approche à court terme et travailler sur un trimestre à la fois. L'alerte pour le premier trimestre de 2019 prévoit que le marché accusera une baisse de 7% à 10% avant de finalement se replier et nous entamerons alors une tendance haussière soutenue plus tard dans l'année.

Voici un condensé des prévisions pour le premier trimestre de 2019 établies selon les vents contraires qui pèsent sur les marchés :

  • Actions : Il y existe de fortes probabilités que ce qui a gâché le marché en 2018 puisse s'inverser à un moment donné courant 2019, en observant des vents tournés en faveur des actions. Après le pire mois de décembre depuis 1931 et la pire année depuis la crise financière, les actions entrent en 2019 de façon provisoire, mais restent sensibles à la volatilité qui a entraîné des fluctuations historiques intra Day fin décembre. L'indice S&P 500, qui se négocie à environ EUR2 495, est en baisse de 6,6% pour l'année et de 9,6% rien qu'en décembre. Un effet yoyo est donc à prévoir tout au long de l'année, les conséquences politiques de Trump servent actuellement de pistes aux investisseurs pour anticiper.
  • Pétrole : La rapidité avec laquelle les marchés ont évolué, l'essentiel étant la chute des prix du pétrole, témoigne de l'accélération du ralentissement économique. Malgré l'accord intervenu début octobre entre l'OPEP et la Russie sur la réduction de la production de pétrole de 1,2 million de barils par jour, le prix du brut WTI a chuté de plus de 40% par rapport au sommet atteint début octobre. La demande en énergie devrait diminuer encore plus que la réduction de la production mise en oeuvre par les pays de l'OPEP.
  • Crypto-monnaies : L'année 2018 terminée, les investisseurs sont prudemment optimistes quant aux perspectives des cryptos en 2019. Bien qu'il soit bon de penser positivement, que faudra-t-il vraiment pour transformer le marché en 2019 ? On a lu partout depuis quelques mois des articles affirmant que toutes les crypto-monnaies ont atteint leur niveau le plus bas et que 2019 sera le théâtre d'une tendance haussière sans précédent. Une chose à surveiller en 2019 est la croissance de l'utilisation objective des cryptos au fur et à mesure que le marché redeviendra plus dynamique et diversifié. Avec la prévision d'une "force révolutionnaire" en 2019, les investisseurs devraient surveiller de près ce secteur, qui est là pour durer.
  • Taux d'intérêt : Les dés de récession ont été jetés lorsque la Réserve Fédérale américaine a relevé le 19 décembre son objectif de taux directeur des fonds fédéraux de référence pour la quatrième fois cette année. Alors que la hausse des taux tenait compte des attentes du marché, l'annonce faite par le Président de la Fed, Jerome Powell lors de sa conférence de presse, selon laquelle la banque centrale prévoyait de relever ses taux deux fois de plus en 2019, a été un choc. Powell a aggravé l'impact sur les marchés en déclarant que l'actif du bilan de la Fed, actuellement réduit de $50 milliards par mois, était en mode "pilote automatique". La Réserve Fédérale est actuellement dans un cycle de resserrement des taux d'intérêt et personne ne veut se battre avec la Fed. Il est donc prévu deux autres hausses de taux en 2019 et il va être difficile pour l'économie de gérer cela.
  • Guerre commerciale : Les États-Unis et la Chine devraient se rencontrer début janvier. Ils tenteront de résoudre cette guerre commerciale et tarifaire en cours, même si l'impression que cela va durer plus longtemps que prévu plane sur les marchés internationaux. En plus d'être les deux plus grandes économies, de grands égos sont impliqués dans ces discussions et il est difficile d'imaginer que l'un ou l'autre des deux camps cèdera, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que le conflit affecte davantage les marchés de l'emploi de leur état respectif, notamment le secteur de la fabrication.

Parmi les autres étapes à franchir, on peut citer les retombées potentielles du Brexit fin mars, la fin du programme d'achat d'obligations de la Banque Centrale Européenne et l'escalade des tensions politiques attendues suite au shutdown aux Etats-Unis. Néanmoins, l'économie reste toujours forte et le système bancaire a heureusement anticipé avec la réglementation mise en place lors de la crise financière de 2008-2009

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