»
»
Consultation

Petite hausse hebdomadaire pour le CAC40

Petite hausse hebdomadaire pour le CAC40
Petite hausse hebdomadaire pour le CAC40

(Boursier.com) — Le marché parisien termine une semaine pour le moins chargée en très légère hausse sur cinq séances (+0,1% à 5.106 points). Les investisseurs ont dans un premier temps salué les résultats, sans grande surprise, des élections de mi-mandat aux Etats-Unis qui ont fait disparaître une part d'incertitude sur les marchés. Le Parti démocrate a repris le contrôle de la Chambre des représentants tandis que le Parti républicain a renforcé sa majorité à la chambre haute.

La Fed, a elle opté pour le statu quo, estimant que la poursuite d'une croissance économique solide, soutenue par la bonne santé du marché du travail et la vigueur de la consommation des ménages, lui laisse le champ libre pour un nouveau tour de vis le mois prochain.

La chute du baril de pétrole et des indicateurs chinois jugés préoccupants ont réduit les prises d'initiatives en fin de semaine. Les publications d'entreprises ont également animé la coté avec, dans l'ensemble, des résultats de bonne facture malgré quelques déceptions à l'image de Nexans, M6, Legrand ou encore Rubis. A l'inverse, Sodexo, Veolia ou encore la Société Générale ont séduit.

Les valeurs

* Veolia gagne 2% après avoir dévoilé des résultats en nette hausse au titre des neuf premiers mois de 2018, tirés notamment par les volumes de déchets et par son programme d'économies, et la confirmation de l'ensemble de ses objectifs. Le numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets continue de tabler pour 2018, à changes constants, sur la poursuite d'une croissance "soutenue" de son chiffre d'affaires et sur une hausse de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) supérieure à celle de 2017.

* Sodexo s'adjuge 1%. Le marché a salué le point financier annuel du groupe de restauration et de services aux entreprises. Le groupe a fait état d'une croissance interne de 1,6% de son chiffre d'affaires annuel 2017-2018, ressorti à 20,4 MdsE, et d'une baisse de son résultat d'exploitation qui ressort toutefois conforme aux attentes. Le groupe s'est dit confiant dans sa capacité à enregistrer une croissance interne de son chiffre d'affaires comprise entre 2% et 3% en 2018-2019.

* EDF est stable sur la semaine alors qu'Oddo BHF a revalorisé le dossier de 14 à 18 euros, tout en restant acheteur sur la valeur. Plus globalement l'électricien a bénéficié d'une actualité plus porteuse ces derniers jours.

* Edenred prend 2,7%. A défaut d'Ingenico, le groupe va mettre la main sur Corporate Spending Innovations (CSI), l'un des tout premiers fournisseurs de solutions automatisées pour le paiement inter-entreprises en Amérique du Nord. Cette acquisition, d'un montant d'environ 600 millions de dollars, s'inscrit dans la continuité d'un partenariat européen établi il y a près de deux ans entre les deux sociétés. Sur l'année 2018, la fintech va gérer un volume de paiements de l'ordre de 11 milliards de dollars et traiter environ 900.000 transactions. La société enregistre depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires et anticipe un EBITDA ajusté de 26 M$ en 2018.

* Air France KLM avance de 1,7%, après une activité plutôt dynamique en octobre. La compagnie a vu son trafic progresser de 4,7% le mois passé, avec un coefficient d'occupation de 87,5% (+0,5 point).

* Ingenico cède 1,7% après que Natixis eut une nouvelle fois écarté toute OPA sur le leader mondial des solutions de paiement intégrées. La banque du groupe BPCE a d'ailleurs souligné que la priorité de sa stratégie de fusions et d'acquisition (M&A) concerne son métier de gestion d'actifs et de fortune, et seulement dans un second temps les systèmes et services de paiements et la banque de financement et d'investissement.

Après onze années passées à la tête d'Ingenico, Philippe Lazare va par ailleurs quitter le leader mondial des solutions de paiement intégrées. Le CA a décidé de dissocier les fonctions de Président et de Directeur général, qu'il a respectivement confiées, à Bernard Bourigeaud, administrateur indépendant depuis le 29 avril 2016 et, à Nicolas Huss, jusqu'alors Chief Operating Officer (COO).

* CGG plonge de 25% après une publication en demi-teinte, un plan stratégique qui n'a pas convaincu, et une évolution pénalisante des cours du pétrole.

* Nexans perd 13%. Le fabricant de câbles a lancé un nouvel avertissement sur ses résultats malgré une croissance organique de 1,9% au troisième trimestre. "Ce trimestre, qui montre une croissance importante des ventes de câbles ne se traduisant pas dans la marge, nous parait emblématique des difficultés actuelles du Groupe. C'est dans ce contexte que nous annonçons un plan de transformation qui permettra de changer le modèle de création de valeur de Nexans", a annoncé Christopher Guérin, le DG de Nexans. Le groupe anticipe désormais un Ebitda consolidé de l'ordre de 325 millions d'euros sur l'année, inférieur aux 350 ME prévus en juin.

* Ubisoft perd 11%, plombé par les prévisions décevantes d'Activision Blizzard. L'éditeur américain a dévoilé des objectifs inférieurs aux attentes du marché pour la fin d'année, renforçant le doute des opérateurs quant à savoir si les derniers jeux de la franchise peuvent détourner l'attention de Fortnite et d'autres titres concurrents à succès tels que Red Dead Redemption 2. Par ailleus, Ubi pâtit du renforcement de la réglementation du secteur en Chine. Tencent Holdings, qui détient 5% d'Ubisoft, a annoncé lundi qu'il étendrait à tous ses jeux ses outils de contrôle visant à prévenir l'addiction des mineurs. Les autorités chinoises, qui imputent l'augmentation de la myopie chez les jeunes en partie à l'essor des téléphones portables et autres appareils électroniques, n'ont approuvé depuis mars aucun nouveau jeu de Tencent.

* M6 abandonne 8%. Le groupe de média a souffert après la publication de résultats trimestriels qui souffrent de la comparaison avec ceux de TF1. M6, qui a fait état d'une timide hausse de 0,4% des recettes publicitaires de ses chaînes gratuites au troisième trimestre, a vu son Ebitda reculer de 12% à 32,6 ME. Il est "décevant que M6 ne se soit pas un peu rapproché de TF1 en termes de croissance de la publicité au troisième trimestre, ce qui laisse craindre que les meilleures audiences de TF1 depuis le début de l'année commencent à se traduire par des gains de parts de marché sur la publicité télévisée", explique Conor O'Shea chez Kepler Capital Markets.

* Legrand (-3,4%) après son point trimestriel. Les investisseurs se sont montrés déçus par la baisse de la rentabilité du spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment au troisième trimestre. Sur la période, la marge ajustée hors acquisitions est tombée à 18,8%, principalement sous l'effet du déstockage en France (-1,1 point) et de la hausse des droits de douane aux Etats-Unis (-0,5 point). Cet impact des tarifs douaniers surprend un peu par son ampleur, estime Morgan Stanley, qui pointe également du doigt la baisse de 3,1% des ventes en France.

* Vicat cède 8%. Le cimentier a dévoilé une activité en hausse sur neuf mois mais ses prévisions sont jugées prudentes par le marché. Le groupe s'attend, sur l'ensemble de l'exercice 2018, à une amélioration de son EBITDA à périmètre et change constants, mais à une relative stabilité en base publiée, soit environ 444 ME. Là, où le consensus était positionné jusqu'ici à 462 ME.

* Kering (-6,6%) avec LVMH (-4,7%). Le secteur a souffert après les résultats décevants de Richemont. Le groupe suisse de luxe a vu son résultat opérationnel reculer de 3% à 1,1 milliard d'euros au cours des six premiers mois de son exercice 2018-2019, tout en indiquant que les incertitudes géopolitiques et économiques avaient pesé sur la demande des consommateurs.

* Rubis chute de 6,7%, pénalisé par une note de Portzamparc, qui juge décevants les résultats trimestriels du spécialiste des infrastructures de stockage et de distribution d'énergie. La firme évoque une publication décevante et craint une réduction du consensus. Le chiffre d'affaires consolidé du troisième trimestre est ressorti en croissance de 11% à 1,12 MdE, pour un cumul à neuf mois en hausse de 25% à 3,52 MdsE.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com