»
»
Consultation

Nouvelles secousses sur les marchés financiers italiens

Nouvelles secousses sur les marchés financiers italiens
Nouvelles secousses sur les marchés financiers italiens
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Forte tension sur les marchés financiers italiens ce matin. Le FTSE MIB perd encore 1,3% à Milan, plombé par le secteur bancaire alors que les taux des obligations souveraines italiennes se tendent à nouveau fortement après les dernières déclarations de dirigeants. Le spécialiste des questions économiques de la Ligue, Claudio Borghi, s'est notamment dit "véritablement convaincu que l'Italie réglerait la plupart de ses problèmes si elle avait sa propre devise"...

Pas d'intention de sortie de l'euro mais...

Si Luigi Di Maio a tenté de calmer le jeu en indiquant que le gouvernement de coalition n'avait pas l'intention de quitter l'Union européenne ou de sortir de l'euro, le chef de file du Mouvement 5 Etoiles et vice-président du Conseil italien a également confirmé que le gouvernement ne modifierait pas l'objectif de déficit 2019 fixé à 2,4% du PIB en dépit des pressions de Bruxelles et de ses partenaires de l'Union européenne : "Nous ne reculerons pas sur les 2,4%, cela doit être clair, nous ne reculerons pas d'un millimètre".

Fortes tensions sur le marché obligataire

Dans ces conditions, les investisseurs obligataires continuent d'exiger des primes plus élevées pour détenir des obligations italiennes. Les rendements se tendent particulièrement sur les échéances les plus courtes mais les obligations à 5 et 10 ans ne sont pas épargnées. Le taux des emprunts d'Etat italiens à 10 ans grimpe ainsi de 11 points de base, à 3,40%, un plus haut depuis mars 2014. L'écart de rendement avec le Bund allemand de même échéance, bon indicateur des tensions sur la dette italienne, est revenu à 300 points de base, non loin du pic atteint en juin dernier.

Les craintes sur la zone euro de retour

"Il a soulevé ces anciennes craintes d'Italexit qui pèsent sur l'euro", explique à Bloomberg, Thu Lan Nguyen, un stratège en devises à la Commerzbank à Francfort. "Voilà en quoi consiste toute cette question- y aura t-il ou non une rupture de la zone euro ?". Selon JPMorgan Asset Management, ce n'est pas tant le nombre en soi (ndlr: les 2,4% de déficit) qui inquiète, mais le manque de détails sur les nouvelles initiatives et les investissements publics destinés à stimuler la croissance économique et à réduire le chômage.

Bruxelles s'inquiète

Inquiet de la tournure des événements, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission a déclaré lors d'une conférence de presse à Fribourg, en Allemagne: "Après la gestion très difficile de la crise grecque, nous devons tout faire pour éviter une nouvelle Grèce, cette fois en Italie". Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, avait déjà affirmé vendredi que le projet de budget italien pour 2019 était "hors des clous" des règles communes. "Nous n'avons pas intérêt à une crise entre l'Italie et la Commission, mais nous n'avons pas non plus intérêt à ce que l'Italie ne réduise pas sa dette publique qui reste explosive", avait déclaré sur 'BFM TV' l'ancien ministre de l'Economie.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com