Accueil
»
Actualités
»
Consultation

Marchés : l'Asie de nouveau secouée, sauf Tokyo

Marchés : l'Asie de nouveau secouée, sauf Tokyo
Marchés : l'Asie de nouveau secouée, sauf Tokyo
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les places financières de la zone Asie-Pacifique sont de nouveau sous pression ce lundi matin, à part la Bourse de Tokyo qui avait gardé portes closes en fin de semaine dernière pour fêter le printemps et qui rebondit ce lundi de 2% sur le Nikkei. Ailleurs, la baisse la plus violente est à noter à Bombay (-11,5%), alors que l'Inde a décidé d'entrer à son tour en confinement. Singapour chute de 7,5%, suivi de Sydney (-5,6%), de Seoul (-5,3%), de Taiwan (-3,7%) et de Hong Kong (-3,4%). Shanghai limite son retard à 2,8%.
Rappelons que la Bourse de New York avait terminé la semaine vendredi sur une nouvelle baisse appuyée, portant le plongeon du Dow Jones à 17% sur la semaine écoulée et à 30% depuis le début de l'année... Malgré un rebond jeudi et vendredi matin, les indices sont repartis en net repli à la clôture, alors que la pandémie de coronavirus continue de s'étendre et de paralyser l'économie mondiale.
A la clôture vendredi, l'indice Dow Jones a cédé 4,55% à 19.173 points, repassant sous les 20.000 points. L'indice large S&P 500 a chuté de 4,34% à 2.304 pts et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a lâché 3,79% à 6.879 pts.

Les indices américains avaient pourtant commencé la séance en légère hausse, mais ils ont changé d'orientation après l'annonce par Andrew Cuomo, le gouverneur de New York, de mesures de confinement dans cet Etat, entraînant la fermeture de toutes les entreprises non essentielles à partir de dimanche soir... Tous les salariés qui le peuvent sont invités à télétravailler, et les déplacements seront restreints au strict nécessaire. Plusieurs états en ont fait de même ce week-end alors que la Californie s'était déjà confinée la première en fin de semaine dernière.

Pas de confinement général pour l'instant aux USA, mais...

Le président américain Donald Trump a déclaré toutefois vendredi ne pas envisager pour le moment un confinement général de toute la population aux Etats-Unis. Une position qui va devenir rapidement intenable d'un point de vue sanitaire. "Si vous allez dans le Midwest ou ailleurs, ils regardent tout cela à la télévision et n'ont pas les mêmes problèmes", a expliqué Trump.
Par ailleurs, le président américain a annoncé que les Etats-Unis et le Mexique s'étaient entendus pour restreindre les déplacements non-essentiels à leur frontière. Donald Trump a jugé que, dans ce contexte de pandémie mondiale, l'immigration illégale "menace de créer la tempête absolue". Jeudi, Donald Trump avait déjà annoncé la fermeture temporaire de la frontière avec le Canada dans le cadre d'un accord avec Ottawa. Seuls les déplacements "essentiels" seront autorisés, mais "les échanges commerciaux ne seront pas touchés", avait précisé le président américain.

Vers un accord avec le démocrates sur le plan de soutien ?

Concernant le plan de soutien de l'économie en préparation, le président américain a déclaré s'approcher d'un accord avec les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, sur un ensemble de mesures de soutien aux ménages et aux entreprises américaines face aux conséquences économiques de cette crise sanitaire. L'administration Trump prépare un "package" record, dont 500 Mds$ en versements directs d'aide financière aux Américains, 50 Mds$ en prêts au secteur aéronautique, et 150 Mds$ aux autres secteurs "fortement perturbés" par l'épidémie. Le passage de cette législation d'urgence pourrait néanmoins être votée dans le courant de la semaine.

Alors qu'à travers le monde, les gouvernements mondiaux dégainent leurs ripostes budgétaires, les banques centrales restent en soutien, à commencer par la Réserve fédérale américaine et la BCE, qui ont toutes deux fait savoir qu'elles fourniraient des liquidités aux marchés "quoiqu'il en coûte". La Fed a ramené ses taux directeurs à zéro le dimanche 15 mars, avant d'annoncer dans la foulée 3 nouveaux programmes de rachats d'actifs ciblés pour soutenir tout l'éventail de acteurs économiques. La Fed a aussi ouvert jeudi dernier l'accès au dollar aux banques centrales de 9 pays, alors que certaines commençaient à avoir du mal à se financer en dollars...

Profonde récession

En Europe, la BCE a sorti le bazooka mercredi soir, en lançant un plan de rachat d'actifs de 750 milliards d'euros. De nombreuses autres banques centrales, dont la Banque d'Angleterre et la Banque de réserve d'Australie, ont pris des mesures exceptionnelles pour tenter d'amortir le choc provoqué par le brutal ralentissement économique lié aux mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus.

Même si les investisseurs apprécient l'engagement budgétaire et monétaire quasi sans limite des différents gouvernements, à court terme, les mauvaises nouvelles sanitaires continuent de déprimer les marchés. Les économistes estiment désormais inévitable une récession lourde aux Etats-Unis, en Europe, voire au niveau mondial, la question étant désormais de savoir combien de temps elle va durer....
Les cours du pétrole débutent la semaine à 26,40$ le Brent, en recul de 3%, tandis que l'euro pointe sur les 1,0765/$.

©2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !