»
»
Consultation

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC40 s'offre une timide progression

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC40 s'offre une timide progression
Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC40 s'offre une timide progression
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La semaine boursière s'est révélée finalement hésitante. Elle se conclut par une timide progression de 0,6% de l'indice phare parisien, le CAC40, qui revient ainsi sur les 5.500 pts en pleine période de publication. Le CAC clôture ce vendredi sur un gain de 0,26% à 5.516 pts. Les places européennes ont profité en début de semaine d'une actualité des fusions et acquisitions plutôt fournie, avant de terminer sur une note plus mitigée, avec notamment un secteur bancaire chahuté...

Wall Street cherche pour sa part toujours sa direction, évoluant sur des niveaux inférieurs de 10% à ses sommets historiques. La réunion de la Fed n'a pas offert de surprise cette semaine. Les chiffres du chômage américain, très attendus, sont ressortis quant à eux contrastés. Enfin, Apple, première capitalisation boursière mondiale, a agréablement surpris par ses derniers 'trimestriels'. Le groupe à la pomme a ainsi dépassé les attentes et dévoilé 100 Mds$ de rachats d'actions supplémentaires.

La Réserve fédérale américaine a donc, sans surprise, laissé ses taux inchangés mercredi, tout en ajoutant dans son communiqué que l'inflation était désormais proche de son objectif de 2%. Elle a ainsi laissé la porte ouverte à un nouveau tour de vis en juin après celui réalisé en mars.

La Fed a expliqué que l'inflation était désormais proche de son objectif, et que sur une base de 12 mois elle devrait évoluer "près de l'objectif symétrique de 2% du comité sur le moyen terme". Les économistes s'interrogeaient sur le terme d'"objectif symétrique", que la Fed a introduit pour la première fois dans son communiqué.

"Cette notion d'objectif symétrique donne à penser que l'inflation pourrait être au-dessus (...) et que la Fed ne veut pas voir le marché surréagir", a commenté Cary Leahey, chez Decision Economics à New York, cité par l'agence 'Reuters'.

"Par ailleurs il n'y a plus la mention que le comité suit de près l'évolution de l'inflation. Je crois qu'ils nous disent qu'ils vont laisser l'inflation aller un peu plus haut et qu'ils ne feront pas une fixation sur cela à court terme", a ajouté l'économiste.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux Etats-Unis, les créations de postes non-agricoles du mois d'avril 2018 sont ressorties au nombre de 164.000, contre 191.000 de consensus de place et 135.000 un mois avant. Le taux de chômage a par contre agréablement surpris à 3,9%, contre 4% de consensus et 4,1% en mars. Ce taux de chômage ressort au plus bas niveau depuis l'année 2000.

Les créations d'emplois du mois de mars 2018 ont été révisées en hausse à 135.000, contre 103.000 auparavant estimé. Les créations du mois de février sont ressorties au nombre de 324.000, alors qu'elles étaient précédemment estimées à 326.000.

Pour le mois d'avril, le taux de chômage est donc tombé à 3,9%, après être resté six mois durant à 4,1%. Le nombre des personnes sans emplois, à 6,3 millions, a également décliné. Le taux de participation à la force de travail s'est établi à 62,8%, alors que le ratio emploi sur population est ressorti à 60,3%. Ces deux ratios sont quasiment inchangés.

En avril, les créations d'emplois ont surtout concerné les services professionnels et d'entreprise, le segment manufacturier, la santé et le secteur minier.

Enfin, l'inflation salariale en rythme annualisé s'est établie à 2,6% en avril 2018, alors que le consensus était de +2,7%. Le salaire horaire moyen a grimpé de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus.

LES VALEURS

Vivendi (+8% sur la semaine). Le Directoire présentera, lors du Conseil de surveillance du 17 mai, les premiers travaux concernant les hypothèses d'évolution du capital d'Universal Music Group. Cette perspective soutient bien évidemment les cours.

Par ailleurs, cinq administrateurs présentés par le groupe Vivendi ont été élus au Conseil de Telecom Italia, précise le groupe média dans un bref communiqué ce vendredi. L'assemblée générale de Telecom Italia qui s'est tenue ce jour a donc permis de nommer cinq candidats sur les dix présentés par Vivendi au Conseil d'administration de la société. Vivendi entend veiller attentivement à ce qu'Amos Genish reçoive des administrateurs proposés par le fonds activiste américain Elliott "toutes les assurances et garanties que le plan industriel 2018-2020 puisse être mené à bien dans son intégralité et dans toute sa cohérence". Vivendi, qui est le premier actionnaire de Telecom Italia avec 23,94%, réaffirme "son engagement à long terme à l'égard de cette société". Vivendi prendra "toutes les mesures" pour en protéger la valeur et en éviter le démantèlement.

STMicroelectronics (+6% sur la semaine). Le groupe avait dévoilé fin avril des résultats trimestriels légèrement supérieurs aux attentes des analystes et rassuré le marché compte tenu des derniers résultats décevants des acteurs du secteur. "Malgré la faible demande sur le marché des smartphones au premier semestre 2018", le groupe vise au deuxième trimestre une croissance du chiffre d'affaires d'environ 1,5% sur une base séquentielle (à plus ou moins 3,5 points de pourcentage) et une marge brute d'environ 40% (à plus ou moins 2 points de pourcentage).

Technicolor (+15%). L'évolution du tour de table de Technicolor se poursuit, si l'on se réfère aux dernières déclarations reçues par l'AMF. Cisco Systems poursuit ses cessions, après avoir déclaré (début avril) à l'AMF avoir franchi en baisse, le 4 avril 2018, les seuils de 5% du capital et des droits de vote. Du côté des acquéreurs récents cette fois, la société anonyme Sycomore Asset Management, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 26 avril 2018, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Technicolor, et détenir, pour le compte desdits fonds, 20.746.777 actions Technicolor, soit 5,01% du capital et des droits. Enfin, RWC Asset Management LLP (Londres), agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 26 avril 2018, les seuils du 5% du capital et des droits de vote de Technicolor, et détenir, pour le compte desdits fonds, 20.814.869 actions Technicolor, soit 5,02% du capital et des droits.

Société Générale (-7% sur la semaine) a durement rechuté, essentiellement ce vendredi avec le compartiment bancaire et financier. Pour faire face aux risques d'amendes aux Etats-Unis, notamment pour les dossiers du Libor et de la Libye, la banque française a provisionné dans ses comptes 2,3 milliards d'euros. L'établissement dirigé par Frédéric Oudéa a par ailleurs fait état au T1 d'un PNB de 6.294 ME, en recul de 2,5%. Le bénéfice net est ressorti à 850 ME, légèrement en-dessous des pronostics du consensus.

Malgré la publication de résultats trimestriels plutôt conformes aux attentes, BNP Paribas n'était pas épargné par les dégagements (-2% sur la semaine). Pénalisé par le recul de l'activité, le résultat net part du groupe de la première banque française s'inscrit en recul de 17,3% à 1,567 milliard d'euros, et de -3,8% hors exceptionnels et hors impact fiscal Ifric 211, alors que le consensus se situait plus bas, à 1,55 milliard... Depuis le début de l'année, le secteur financier reste largement délaissé avec des valeurs qui sous-performent systématiquement l'indice vedette et qui, pour la plupart, accusent des replis par rapport au premier janvier.

AXA (-4% sur la semaine). Le chiffre d'affaires d'Axa a progressé de +2,2% au 1er trimestre à données comparables (-2,7% en données publiées). Il ressort à 30,8 milliards d'euros (31,6 MdsE au 1er trimestre 2016). L'assureur a lancé la semaine dernière l'IPO de sa filiale américaine d'assurance vie et de gestion d'actifs. Le prix définitif de l'IPO aux USA sera fixé la semaine prochaine, selon le directeur financier du groupe. Axa a également voulu rassurer cette semaine concernant sa capacité à financer le rachat pour 12,4 MdsE de XL Group, annoncé début mars.

Nexans (-6% sur la semaine) a décroché cette semaine. Les investisseurs réagissaient au point d'activité trimestriel du câblier qui a fait ressortir un chiffre d'affaires de 1,538 MdsE sur les trois premiers mois de 2018, en légère baisse de 2% en données publiées mais en recul de 4,6% en organique. Cette contre-performance s'explique essentiellement par une base de comparaison défavorable sur les activités de projets Haute Tension, qui ont également pâti d'une reconnaissance plus tardive du chiffre d'affaires dans l'avancement des projets (mise en conformité avec la norme comptable IFRS 15) et d'une séquence des différents projets en cours d'exécution moins favorable qu'en 2017. Les autres pôles sont restés atones... Malgré les explications du management et les indications sur les perspectives faisant état d'une embellie dès le deuxième trimestre, les analystes sont pris de cours...

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com