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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC retombe de 2,5% sur la semaine

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC retombe de 2,5% sur la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les places boursières mondiales ont corrigé assez nettement sur la semaine. Les prises de profits l'ont également emporté sur le CAC 40, l'indice phare parisien abandonnant prudemment 2,5% sur la semaine (5.381 pts en clôture ce vendredi à -0,5%), dans le sillage de Wall Street. La cote américaine a fait preuve d'une certaine faiblesse, après ses récents records. En cette fin de saison des résultats outre-Atlantique, les opérateurs se sont en particulier inquiétés de l'évolution du tant attendu projet de réforme fiscale aux États-Unis. L'incertitude géopolitique, avec la récente purge anticorruption en Arabie saoudite, a également pesé sur les marchés.

En Europe, les signaux économiques sont quant à eux ressortis relativement positifs dans l'ensemble... Se repliant de 56,7 en septembre à 56, l'Indice PMI Final IHS Markit Composite de l'Activité Globale dans l'Eurozone a dépassé toutefois son estimation flash en octobre (55,9). Il indique ainsi la 52ème hausse mensuelle consécutive de l'activité dans la région. La France prend la tête du classement des pays par indice PMI en octobre, place qu'elle n'avait plus occupée depuis août 2011. L'économie française affiche en effet sa plus forte croissance depuis près de 6 ans et demi.

L'Indice PMI Final IHS Markit de l'activité dans les services s'établit pour sa part à 55, et s'inscrit très légèrement au-dessus de son estimation flash (54,9). S'il fléchit par rapport au mois dernier, le taux d'expansion reste toutefois parmi les plus élevés de la période de croissance en cours.

L'Indice final IHS Markit de l'Activité de Services en France est ressorti à 57,3 en octobre, indiquant ainsi la deuxième plus forte expansion de l'activité depuis mai 2011. Certaines entreprises interrogées ont mentionné un meilleur accès au crédit, tendance qui aurait contribué à cette dernière croissance du secteur. Parallèlement, l'Indice final IHS Markit Composite de l'Activité Globale, mesurant l'activité combinée du secteur des services et de l'industrie manufacturière, s'est redressé légèrement, de 57,1 en septembre à 57,4, atteignant ainsi un plus haut de 77 mois en octobre. Le consensus tablait néanmoins sur un niveau légèrement supérieur, à 57,5.

Les prix à la production industrielle ont augmenté de 0,6% dans la zone euro en septembre, après une hausse de 0,3% au mois précédent. Le consensus tablait sur une progression de 0,4%. En glissement annuel, les prix à la production affichent une hausse 2,9% contre +2,5% en août et +2,8% attendu.

Les ventes au détail ont augmenté plus que prévu dans la zone euro en septembre. Selon les données publiées par Eurostat, les ventes ont augmenté de 0,7% sur la période contre une hausse de 0,6% anticipée par le marché. Sur un an, les ventes affichent une hausse 3,7%, contre +2,7% de consensus et 2,3% en août (+1,2% en première estimation).

Les commandes à l'industrie allemandes, ajustées des variations saisonnières et des effets calendaires, ont progressé de 1% en septembre après avoir déjà bondi de 4,1% le mois précédent (contre +3,6% annoncé initialement). Le consensus tablait sur un repli de 1,5%. Les commandes en provenance d'Allemagne ont baissé de 0,1% alors que celles en provenance de l'étranger ont progressé de 1,7%, avec notamment une hausse de 6,3% de la part des pays de la zone euro.

A Wall Street, la tendance était donc également à la baisse, en cette fin de saison des publications financières trimestrielles, et malgré les 250 Mds$ d'accords chinois revendiqués par la Maison Blanche... Une semaine après les Républicains de la Chambre des représentants, leurs homologues du Sénat ont donc dévoilé jeudi leur propre mouture du projet de réforme fiscale, basée sur les propositions de campagne du président Donald Trump. Or, le texte des sénateurs républicains diffère beaucoup de celui des représentants, ce qui préfigure de difficiles négociations pour tenter de parvenir à un compromis susceptible d'être adopté en tant que loi.

Le projet du Sénat envisage notamment de reporter d'un an la mise en place de la baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 20%, et de remettre à plus tard d'autres mesures, afin de ne pas peser trop sur les finances de l'Etat fédéral. Or, la perspective de baisses d'impôts massives pour les entreprises et les particuliers a été l'un des principaux moteurs de la hausse des marchés depuis l'élection de Donald Trump il y a un an.

LES VALEURS

GTT (+7% sur la semaine). Le groupe va concevoir les réservoirs cryogéniques des neuf porte-conteneurs propulsés au GNL commandés par la CMA-CGM au chantier naval Hudong-Zhonghua. La livraison des navires s'étalera de fin 2019 à fin 2020. Hudong-Zhonghua construira l'intégralité des 9 cuves membrane et sera en charge de la construction de 5 navires ; les 4 unités restantes seront construites par Shanghai Waigaoqiao Shipbuilding. Pour GTT, cette commande est le résultat de plus de quatre ans de développement sur ce segment, explique l'entreprise, qui réalisera le design des réservoirs de GNL d'une capacité de 18.600 m3 par navire. Le système d'isolation à membranes Mark III développé par GTT a été choisi pour sa capacité de chargement optimale.

JCDecaux (+4% sur cinq jours) rebondit, après avoir dévoilé un chiffre d'affaires supérieur aux attentes au troisième trimestre. La croissance organique est ressortie à 4,9% contre +3,4% de consensus. En termes de perspectives, la bonne dynamique de l'activité publicitaire continue et la société anticipe, au quatrième trimestre, une croissance de son chiffre d'affaires organique ajusté autour de +4,5%, soit une performance organique annuelle autour de +2,5%.

Cette publication assez solide devrait permettre au consensus de sereinement réitérer ses attentes sur 2017 et 2018, affirme Oddo BHF. Après un début d'année difficile, le momentum de croissance pour JCDecaux semble désormais bien orienté. Le broker maintient son opinion achat sur le titre qui repose sur les éléments suivants: les opportunités de croissance sont nombreuses (urbanisation, augmentation des parts de marché, gains de contrat en perspective, opportunités dans le digital); le momentum de croissance s'annonce fort sur le quatrième trimestre 2017 et sur 2018 ; le business model est extrêmement solide avec un management de grande qualité. L'objectif de cours est maintenu à 38 euros.

Vicat (+4% cette semaine). Le marché réagit au point d'activité du cimentier au 30 septembre. Vicat a réalisé un chiffre d'affaires de 1,921 MdE sur les neuf premiers mois de 2017, en hausse de +4% à périmètre et à taux de change constants. En base publiée, les revenus progressent de +2,9% par rapport à la même période en 2016. Sur le troisième trimestre, l'activité est en croissance de +10,1% à périmètre et change constants et de +6,9% en données publiées.

Air France-KLM (-13% sur la semaine) a piqué du nez avec le compartiment aérien cette semaine. HSBC note que l'action Air France-KLM avait atteint un plus haut de 5 ans avant la publication trimestrielle, et enregistre depuis des ventes massives en dépit de résultats supérieurs aux attentes et de perspectives favorables. Il est raisonnable de prévoir une érosion graduelle la croissance unitaire des revenus plutôt qu'une chute "désastreuse", selon le courtier. Pour HSBC, les doutes du marché sur la durabilité des bénéfices des compagnies aériennes semblent excessifs.

Europcar (-12% sur cinq jours). Les résultats du troisième trimestre montrent que la société n'a sans doute pas une visibilité aussi bonne sur ses perspectives que ce que les investisseurs pensaient. La direction a malgré tout gardé le cap et confirmé les prévisions annuelles, que les analystes ne remettent d'ailleurs pas en cause. Si la stratégie doit être précisée lors d'une journée investisseurs le 17 janvier, les orientations générales ne devraient pas changer : le groupe renforce peu à peu ses positions mondiales tout en investissant dans des métiers complémentaires ou d'avenir.

Vallourec (-9% sur cinq séances). Crédit Suisse a laissé sa recommandation 'sousperformance' inchangée, mais a également réduit de 4,70 à 4,10 euros son objectif de cours. Même si j'avais relevé mes prévisions de résultats 2017 avant la publication des chiffres du troisième trimestre, il devient de plus en plus clair qu'il y a un manque de catalyseurs positifs pour les bénéfices en 2018, explique l'analyste Mike Shillaker.

En effet, même si le marché des tubes pétroliers (OCTG) s'est largement redressé aux États-Unis, la stagnation des cours du baril, du nombre de forages et par conséquent des prix ne permettront pas de maintenir la dynamique au premier semestre 2018, selon le spécialiste. Et comme le reste du monde n'est pas en phase de reprise... Shillaker reste persuadé qu'il y a un risque sur les cash-flows et que le renforcement du bilan aura à en souffrir. Le nouvel objectif de cours de 4,10 euros a été établit en utilisant un multiple de 19,2 fois le ratio EV/EBITDA 2018. C'est celui que l'analyste a utilisé pour Tenaris en 2016 et 2017, mais qui est décalé pour Vallourec qu'il considère comme un acteur qui profitera de la reprise plus tard que son rival.

Peugeot (-8% sur la semaine). Kepler Cheuvreux a abaissé d'achat à conserver sa recommandation sur le dossier, en ramenant de 23 à 21 euros son objectif de cours. Les avis sont désormais partagés sur le constructeur, depuis la remontée du titre et le rachat d'Opel Vauxhall. Actuellement, 39% des recommandations sont positives, 39% neutres et 23% négatives. L'objectif de cours moyen de 20,57 euros laisse malgré tout un peu de potentiel théorique au dossier.

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